2026, année de la famille ?

- courrier des lecteurs -
La famille a longtemps été le socle de la réussite, de la stabilité et de l'équilibre social. Aujourd'hui, elle est fragilisée, marginalisée et trop souvent dévalorisée. Ce n'est pas un hasard, mais le résultat de certains choix idéologiques et politiques.
Les premières sociétés humaines se sont construites en clans, en tribus, en familles naturelles et élargies. La survie dépendait de la solidarité. Les hommes vivaient ensemble pour être plus forts, pour être protégés et pour se nourrir. Le travail se faisait en groupe, jamais seul. Cette réalité humaine, sociale et biologique n'a jamais changé, malgré les discours modernes qui prétendent le contraire.
Une famille naturelle, c'est un homme, une femme et leurs enfants, parfois aussi des grands-parents. Ce modèle n'est pas une construction idéologique, mais une réalité naturelle. Il offre un cadre structurant, sécurisant et équilibrant. Chaque parent y joue un rôle complémentaire et irremplaçable dans l'éducation, l'équilibre émotionnel et la construction de l'identité de l'enfant.
Un père ne remplace pas une mère. Une mère ne remplace pas un père. Deux hommes ou deux femmes peuvent avoir de bonnes intentions, mais ils ne remplaceront jamais une famille naturelle. Refuser de le dire aujourd'hui, c'est refuser de regarder la réalité en face.
Bien sûr, la vie comporte des drames. Des parents disparaissent, d'autres se séparent, etc. Dans ces situations, ceux qui restent font souvent preuve d'un courage admirable pour élever les enfants du mieux possible. Mais lorsque le père et la mère sont encore en vie, sauf danger réel et avéré pour l'enfant, personne ne peut ni ne doit chercher à les remplacer.
Or, la société actuelle fait exactement l'inverse. Elle favorise et impose des modèles artificiels, souvent sous pression idéologique ou communautaire, au lieu de soutenir les familles naturelles. Et cela ne profite à personne. L'observation sociale montre clairement que les enfants issus de familles unies et stables ont davantage de chances de réussir leur vie. À l'inverse, ceux qui grandissent loin de leurs parents sont plus exposés à la précarité.
Chaque parent a un rôle unique, complémentaire et irremplaçable. L'éducation est d'abord une responsabilité parentale. À cela peuvent s'ajouter des repères moraux et religieux, qui donnent à l'enfant des valeurs et la capacité de distinguer le bien du mal. Quant à l'école, son rôle est d'instruire, non d'éduquer.
Aujourd'hui, les dégâts de l'éclatement de la cellule familiale sont souvent irréversibles : familles brisées, enfants perdus, perte totale de repères, échec scolaire, délinquance.
Alors oui, il faut aider les familles en difficulté, il faut les soutenir concrètement, les encourager pour préserver leur unité. Car une séparation ne détruit pas seulement un couple, elle marque souvent des enfants pour toute une vie. Pour un enfant privé d'amour, de repères et d'autorité, réussir demande une force mentale exceptionnelle. Et lorsque s'ajoutent la maltraitance, la violence, l'humiliation ou l'abandon, les chances s'effondrent.
Il ne s'agit pas de stigmatiser ni de juger des communautés, mais de dire la vérité sur un phénomène qui touche l'ensemble des sociétés occidentales.
À l'inverse, dans les pays où la famille reste une valeur centrale, où les traditions sont respectées, la vie, malgré la pauvreté, est souvent plus humaine, plus solidaire et plus stable que dans nos sociétés dites riches.
Il n'y a rien de plus beau, et de plus rassurant qu'une famille réunie autour d'une même table, partageant un repas et des valeurs.
Georges Donald Potola


