Vols à la roulotte : il écume les parkings pendant que les touristes sont en randonnée

Un jeune homme de 24 ans avait à répondre d'une série de faits de vol à la roulotte devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis. Ce jeune et élégant bipède a pris pour habitude d'écumer les parkings et de dévaliser les véhicules de touristes pendant qu'ils sont en randonnée.
Steven T. a un passe-temps quelque peu risqué : il visite les véhicules en stationnement sur les parkings de la commune de La Plaine des Palmistes, plus particulièrement celui de la cascade Biberon. Le 4 mai dernier, il est convoqué à la gendarmerie pour s'expliquer sur des faits de vols à la roulotte ayant eu lieu le 2 mai. Ayant été décrit avec précision par une victime alors qu'il était toujours sur les lieux, il reconnait les faits mais indique qu'il n'était pas seul. Ce jour-là, il avoue avoir écumé quatre véhicules. Il s'en sort avec une convocation en justice.
Il est contrôlé alors qu'il est en possession d'une sacoche qui n'est pas la sienne
N'ayant visiblement pas saisi le sens de la décision de justice, il remet ça le 12 mai. Cette fois, les militaires sont sur place et le reconnaissent. Il est contrôlé alors qu'il est en possession d'une sacoche qui n'est pas la sienne puisqu'elle vient d'être déclarée volée par un touriste de retour de randonnée. Fidèle à sa désinvolture, il reconnaît les faits cette fois encore. Il est placé en garde à vue et reconnaîtra aussi, suite à un nouveau dépôt de plainte du 13 mai, des faits de vol à la roulotte ayant eu lieu le 11 mai. Compte tenu de la répétition des faits, il est déféré au tribunal pour être jugé dans le cadre d'une comparution immédiate.
Une dette de 500 euros de stupéfiants
"Je fais ça car je n'ai pas vraiment le choix", indique-t-il au tribunal, évoquant une dette de 500 euros de stupéfiants qu'il a contractée pour sa consommation. Pour ne rien arranger, les deux mentions de son casier judiciaire, pour des faits identiques, le placent en état de récidive légale. De son côté, la procureure de la République note "un enchainement de faits" et dénonce "l'oisiveté" du prévenu pour qui elle requiert une peine de 8 mois de prison avec sursis probatoire, un TIG de 210 heures et l'interdiction de paraître sur le fameux parking. Pour la défense, la robe noire répond qu'il "reconnait les faits", et met en avant "une volonté de travailler" de son client.
Après délibération, le tribunal rappelle au prévenu "l'impact particulièrement néfaste de ses actes sur l'image de La Réunion", en plus de la gravité de ceux-ci. Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis probatoire, 210 heures de TIG et l'interdiction de paraître sur le parking de la commission des faits.


