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Virus et culture

Ecrit par zinfos974 – le lundi 9 août 2021 à 18H27

Un virus donne la fièvre à tous les habitants de la planète, tandis que celle-ci est en train de brûler à cause de l'expansion de l'espèce humaine. Que l'on s'inquiète de problèmes sanitaires ou écologiques, la principale inquiétude des dirigeants demeure la régression économique.

Au lieu de s'opposer entre pro-vaccin ou antivax, de se diviser sur la notion de liberté, les populations devraient plutôt s'interroger sur l'impuissance des gouvernements à résoudre le problème d'un virus qui ne tue, au pire, qu'une fois sur cent. Mais surtout sur l'incapacité de tous à ralentir les atteintes à l'environnement, aucun pays n'acceptant de remettre en cause la sacro-sainte notion de consommation.

Cette obsession de la machine économique qui ne doit jamais s'arrêter, on la constatait depuis longtemps à la Réunion en cas de cyclone. A peine l'oeil passé au large, le préfet se hâtait d'ordonner à la population de retourner au travail. Même si le danger était encore bien présent, avec le vent et les débordements de radiers. Pas question de perdre une heure de boulot ! A présent, ce n'est plus pour une heure, mais bientôt deux ans que certains sont indemnisés pour rester chez eux! On vit une époque surréaliste, et ça ne fait que commencer !

Aucune nation n'a encore réussi à venir à bout du Covid. Et les mesures prises sont souvent d'une incohérence et d'un illogisme vraiment inquiétants. Je confine, je déconfine, je reconfine, je mets un couvre-feu à 23h, puis à 21h, et puis non, tiens ! À 19h. Je mets le masque, je retire le masque, dedans, dehors. Je laisse les aéroports ouverts, je les ferme...On refuse des traitements sous prétexte qu'ils n'ont pas été suffisamment testés, mais on accepte d'inoculer à des milliards de gens un vaccin avant la fin des essais définitifs. Aux dernières nouvelles, même les vaccinés tombent parfois malades. Ah, mince ! On n'avait pas prévu les variants. On rejette alors la faute sur les mauvais citoyens qui ont tardé à se faire vacciner. Raison de plus pour y aller maintenant ! Et tout de suite ! Car dans quelques semaines il y aura peut-être un traitement, ou un autre vaccin plus classique qui effraiera moins les patients. Dans ce cas, que fera-t-on des stocks de Pfizer ?

Le Français est ingouvernable, De Gaulle le savait. Pas Macron. Il se prend pour un aigle mais ce n'est qu'un petit coq qui veut imposer son programme quoiqu'il en coûte ! Pour le triomphe de l'ultra libéralisme.

Alors, comme rien ne fonctionne, vu la mauvaise volonté de certains citoyens, il punit tout le monde avec une nouvelle mesure : le pass sanitaire. Pour pratiquer certaines activités sociales non essentielles, on doit donc fournir un test ne prouvant pas grand chose, valide pour trois jours maximum, ou alors le fameux vaccin, la seule solution disent-ils, la solution finale, après plus d'un an de tatonnements et de mesures contradictoires.

Imposer le pass sanitaire, c'est pousser des soignants, des pompiers et autres professions essentielles à la démission. Les policiers, eux, bien que côtoyant un nombreux public, ne serait-ce que pour mettre les amendes, sont exemptés ! Il est vrai que l'Etat doit prévoir de plus en plus de forces de l'ordre, pour éviter une seconde vague, non plus de virus, mais de gilets jaunes.
Et puis, les hôpitaux, comme le reste, doivent être rentabilisés. Ou privatisés. Certains complotistes se demandent même si ce n'est pas le but recherché.

Le confinement « soft », consiste à pouvoir sortir de chez soi, mais dans un rayon de dix kilomètres. Peut-être les experts locaux ont-ils supposé que le virus s'arrête alors à la frontière, à la manière du nuage de Tchernobyl en 86. Ou alors, c'est pour que les St-Pierrois ne passent pas leur covid aux St- Paulois.

Mais revenons au pass sanitaire, qui risque de durer jusqu'en février ou mars 2022. En effet, si les deux tiers (un tiers selon les médias et la préfecture) rechignent à se faire vacciner, c'est qu'ils n'ont pas confiance en Pfizer, à tort ou à raison, et préfèrent attendre le vaccin classique, Sanofi, ou celui de l'autre labo français, Valvena qui a été refusé par l'Europe mais acheté par les Anglais.

Pourquoi ? Rien a voir avec des conflits d'intérêt, voyons, bande de complotistes ! Et il est fort probable que dès que Sanofi -ou Valvena- seront disponibles, on arrivera aux 90 pour cent de vaccinés, obtenant ainsi l'immunité collective. Sauf si un autre virus plus grave pointe le bout de son ARN.
Après la série de mensonges et d'incohérences depuis début 2020, il est fort probable que plus le gouvernement insistera violemment, plus la situation restera bloquée.

Gardons le sens de l'humour, quitte à être mort de rire... à cause du virus ou du vaccin selon votre opinion. Mais de grâce, cessez de vous insulter pour ça, entre les collabos, les moutons, la dictature, et j'en passe. Mettons que nous soyons en démocrature, ce qui est quand même mieux qu'en Chine, vous l'admettrez. Quoiqu'il ne faut pas dire du mal de la Chine, ce sont nos amis, d'ailleurs ils nous envoient à peu près tous nos biens de consommation, y compris leur conception des droits de l'homme depuis quelques temps.
Un médecin antillais affirmait l'autre jour à la télé, que les pauvres se laissent influencer par les « antivax » à cause du manque d'instruction et...du vaudou ! Ce cher toubib, on aurait envie de planter des seringues dans une poupée à son effigie !
Quant à ceux que les anti pass traitent de collabos, ce sont des victimes aussi : l'Etat les oblige à appliquer ces mesures ineptes, sous peine de fermeture ou de coupure de salaire ! Appelez-les plutôt des « malgré nous ». (Oh, pardon, on a dit pas de référence à un passé de sinistre mémoire!) Par contre, on peut quand même dire « apartheid » ? A ce propos, je me suis senti quand même un peu stigmatisé l'autre jour, en me voyant refuser l'entrée d'une médiathèque, faute du fameux pass sanitaire. Normalement on accepte l'entrée de certains lieux par rapport à la jauge, le nombre maximum de public autorisé. Dans cette médiathèque, non. Les employés étaient aussi désolés que moi, d'autant que même en temps normal, on n'y trouve qu'une ou deux personnes sur deux cent mètres carrés. En revanche, pour aller pousser son caddie dans les hypermarchés, pas besoin de pass. J'ai alors compris que pour notre bon préfet, l'écrivain, l'artiste, le lecteur, sont moins essentiels qu'une boite de petits pois ou un paquet de chips. Victor Hugo est moins essentiel qu'un sachet de pistaches, et mes amis Axel Gauvin ou Emmanuel Genvrin, moins nourrissants qu'un yaourt pays.
Quels virus attraper dans une médiathèque ? À part ceux de l'intelligence et de la connaissance ?

Non essentiels...Déjà, des organisateurs de spectacles, écoeurés qu'on veuille les transformer en flics à l'entrée des manifestations, ont préféré annuler celles-ci. D'autres les ont maintenues, tout en sachant qu'il vont perdre la moitié de leurs spectateurs. Les artistes eux-mêmes, surtout ceux qui se disent libres voire rebelles, refuseront de participer à des événements où l'on trie les spectateurs comme des lentilles et des cailloux.
Cependant, beaucoup d'artistes se plieront à la loi. Il y va de leur survie, et aussi de leurs subventions s'ils se rebellent. Pas de vaccin, pas de contrat.
Les artistes et écrivains se désolent sur Facebook « le salon annulé, comment vais-je vendre mes livres ? » Plutôt que de penser seulement à leur petit ego, qu'ils s'associent, s'entraident, trouvent des salles pour des actions possibles dans le respect des règles sanitaires...même si celles-ci changeront encore et encore!
Les auteurs déclarés, par exemple, ne vivent pas de la seule vente de leurs ouvrages, mais surtout en animant des ateliers d'écriture, conférences pour les scolaires etc. S'ils se fâchent avec des décideurs, ils sont grillés. Voilà peut-être pourquoi beaucoup d'artistes restent neutres dans le débat actuel. On a déjà vu une situation de ce genre à la fin des années 70. A l'époque, le Pouvoir accusait les engagés, les enragés, les « impolitiquement corrects » d'être atteints du virus..autonomiste ! Pourtant ce sont ceux-là dont on parle encore cinquante ans plus tard. A méditer.
Et pendant que les édiles se font la bise le 14 juillet en s'échangeant des médailles, les trouble-fêtes, « zamaléens » et bobos écolos sont déconsidérés par les médias « honnêtes ». Une barrière tombée, c'est la photo de une. Une poubelle brûlée c'est mieux. Une voiture renversée c'est le top.
Le public n'est pas dupe. Il y a beaucoup de fausses nouvelles sur Internet, mais les journalistes des médias classiques devraient revoir aussi leur copie. Une copie trop souvent conforme à ce que désire le gouvernement. 

 

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