Violences conjugales : "Une violente gifle qui la fait vaciller avec son bébé"

Il s'avère qu'il est sous une interdiction de contact suite à une procédure pour des faits de violences en 2022, il est donc en récidive. "J'avais pas compris pour l'interdiction de contact. Je croyais que si c'était elle qui venait, je pouvais la voir", explique-t-il au tribunal quelque peu circonspect par ce qu'il entend. "Dans la voiture, on s'est disputés et elle m'a menacé avec son doigt, ça m'a énervé", ajoute-t-il.
Le positionnement du prévenu peu paraître surprenant mais est prévisible : "Je pense qu'elle en rajoute, qu'elle a dit ça pour me faire mal. J'ai pris des gifles et je lui en ai rendu une", explique Stane R. Sa version est alors mise à mal par la vidéo que le président diffuse à l'audience qui atteste de la violence de la gifle qu'il porte à sa compagne. "Il lui porte une violente gifle qui la fait vaciller avec son bébé de 8 mois dans les bras et il ne s'arrête pas pour autant de lui donner des coups", fustige la partie civile, désignée pour le bébé uniquement.
"La vidéo parle d'elle-même, c'est une gifle d'une rare violence. De plus, le bébé est bien secoué dans cette scène. Il savait qu'il avait une interdiction de contact, les faits sont graves", tance la procureure qui requiert une peine de 12 mois de prison dont 6 mois assortis d'un sursis probatoire. Le parquet ne requiert pas de mandat de dépôt eu égard à l'absence de casier du prévenu.
"La vidéo est équivoque", répond la défense. "Pour autant, aucun élément ne vient attester de violences régulières, vous devez en tenir compte", ajoute la robe noire qui demande une peine de sursis probatoire intégrale.
Le tribunal, qui déclare le prévenu coupable, décide de faire droit aux arguments de la défense. Le prévenu est condamné à 12 mois de prison intégralement assortis de sursis probatoire. Il lui est fait interdiction de contact et de paraitre au domicile de la victime.


