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Violences conjugales : "Il faut lui envoyer un message clair avec une peine d'emprisonnement ferme"

Un homme comparaissait ce lundi devant le tribunal judiciaire de Saint-Denis pour des faits de violences conjugales. Il lui est reproché d'avoir serré le cou de son épouse alors qu'il était très alcoolisé. Il est jugé en état de récidive pour des faits identiques sur la même victime.
Ecrit par régis Labrousse – le vendredi 8 novembre 2024 à 06H15

Il est 20 h 55, le 1ᵉʳ novembre dernier, lorsqu'une femme appelle les gendarmes de La Plaine-des-Palmistes en raison d'actes de violence de son époux. Comme elle l'explique, "j'appelle avant que cela finisse mal", ajoutant qu'elle a déjà été victime de violences de sa part. L'homme est interpellé, placé en garde à vue, puis jugé ce lundi dans le cadre de la comparution immédiate. À la barre, il déclare que lorsqu'il boit, il perd le contrôle : "Dès que je bois un peu, j'ai un trou noir, je ne me contrôle plus", avoue-t-il. Déjà condamné pour des faits similaires sur sa compagne, il lui est reproché cette fois de l'avoir insultée et de lui avoir serré le cou. Comme il l'indique au tribunal, "je n'ai aucun souvenir, mais si elle le dit, je n'ai aucune raison de le contester".

"Ce sont des faits de violences conjugales en double récidive sur la même compagne", souligne le procureur lors de ses réquisitions. Mettant en avant une consommation d'alcool importante du prévenu, qui a été interpellé avec un taux de presque 1,3 g/l d'alcool dans le sang, le procureur rappelle qu'il est "toujours suivi dans le cadre d'un sursis probatoire en cours pour les mêmes faits", concluant : "Il faut lui envoyer un message clair avec une peine d'emprisonnement ferme". Le parquet requiert à ce titre une peine de 9 mois de prison, la révocation du sursis de 3 mois en cours ainsi qu'un aménagement sous la forme d'une détention à domicile.

 

"Ce dossier ne repose sur pas grand-chose"

 

Du côté de la défense, "ce dossier ne repose sur pas grand-chose". La robe noire insiste sur un point essentiel de son point de vue : "Ce sont les allégations de madame qui commence par dire aux gendarmes qu'elle ne le supporte plus", ajoutant qu'il faut "s'interroger sur la véracité des faits qui lui sont reprochés", et insistant sur le fait qu'il pourrait "s'agir d'une femme qui veut se débarrasser de son mari, d'autant qu'il ne se souvient de rien". La défense indique qu'il est déterminé à se soigner et plaide pour une peine aménageable.

Après délibération, le tribunal condamne le prévenu à hauteur des réquisitions, sans prononcer de maintien en détention. Le prévenu sera convoqué devant le juge de l'application des peines pour l'exécution de la peine. En attendant, il lui est interdit de contacter sa compagne.

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