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Violences conjugales : Au comble de l’humiliation, il lui urine dessus

Le jeune Dominique a fait vivre l'enfer à sa compagne le soir du 25 décembre dernier.

Ecrit par P.B. – le samedi 10 février 2024 à 06H32

Les violences ont commencé alors que le couple rentrait des festivités de Noël. Sous la douche, en l’absence des deux enfants de madame, Dominique se vexe pour une remarque que Magali* a faite sur les enfants de monsieur, qu’il ne voit plus. S’ensuit un ralé poussé durant lequel Dominique tombe et se cogne la tête. À partir de ce moment, les coups pleuvent sur Magali qui tente de se défendre. Coups de poings, Une chaise jetée sur son visage, trainée par les cheveux… Alors qu’elle est au sol, Dominique lui urine dessus. Magali parvient à s’enfuir chez les voisins.

Alertée, la sœur de victime se rend au domicile de Magali pensant l’y trouver. Elle y découvre un Dominique toujours ivre de colère occupé à crever les roues de la voiture de Magali.

Dominique est interpellé le lendemain des faits et présente encore un taux impressionnant de 0.54 mg d’alcool par litre d’air expiré. La veille, il avait bu des bières, mais aussi deux bouteilles de whisky entre trois. Placé sous contrôle judiciaire, un bracelet anti-rapprochement lui a été posé.

« Montrer que c’est lui qui dirige et qu’elle, elle n’est rien”

Six jours d’ITT ont été délivrés à Magali pour ses blessures. Arrivée à l’audience ce jeudi, la jeune femme a confié à son avocate “avoir peur de l’après”, au regard froid que son ancien compagnon lui a jeté en la voyant.
Les violences ont commencé très top au sein du couple à deux mois de relation. Magali a été poussée, insultée, menacée… décrit Me Sameidha Mardaye, son avocate.

“Il s’acharne sur elle et l’humilie parce que c’est bien ça l’objectif : montrer que c’est lui qui dirige et qu’elle, elle n’est rien”, pointe le parquet.

“Aujourd’hui, chacun fait son chemin, l’histoire est terminée”, conclut ainsi les débats, Dominique qui reconnaît les faits, mais ne s’excuse pas pour autant.

Il a été condamné à 18 mois de prison dont 12 avec sursis. Le tribunal a prononcé l’obligation de soins, de travailler, mais aussi l’interdiction d’entrer en contact avec la victime et de paraitre dans la commune où elle réside. Le dispositif bracelet anti-rapprochement a été reconduit. Dominique devra également verser 2.000 euros de préjudice moral à son ancienne compagne.

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Zilienne
21 jours il y a

Un connard reste un connard

riverstar974
21 jours il y a

pour etre aussi minable il doit en avoir une petite entre les jambes

polo974
Répondre à  riverstar974
21 jours il y a

À minable, minable et demi…

L'Ardéchoise
Répondre à  riverstar974
21 jours il y a

Mieux vaut une petite travailleuse qu’une grosse paresseuse… MDR!

jusumé
21 jours il y a

Est ce nécessaire de documenter des comportements aussi sordides.. Les journalistes n’ont ils pas mieux à faire ??
qu’en pensez vous ?

Pierre
Répondre à  jusumé
20 jours il y a

ben non ils n’ont pas mieux à faire… reporter les faits c’est littéralement leur travail…

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