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Villas créoles, usines et art de vivre… Saint-Pierre veut renforcer la valorisation de son patrimoine

Ecrit par P.B. – le dimanche 30 août 2026 à 17H54

Riche de trois monuments classés et trente inscrits au titre des monuments historiques, Saint-Pierre renouvelle pour dix ans sa convention Ville d’art et d’histoire avec l’État. Signé ce jeudi par le maire David Lorion et le préfet Patrice Latron, ce partenariat doit permettre de poursuivre la valorisation du patrimoine de la commune, avec notamment la création d’un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine.

Des grandes villas créoles aux cheminées d'usines, en passant par l’ancienne école Saint-Charles, le lavoir ou encore l’usine de Pierrefonds, le patrimoine saint-pierrois raconte la construction de la ville, son histoire économique et industrielle mais aussi l'évolution du mode de vie créole. Un héritage que la commune entend continuer à préserver, mais surtout à faire connaître.

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Le renouvellement de la convention Ville d’art et d’histoire, signé pour dix ans avec un bilan prévu tous les trois ans, doit lui en donner les moyens. Pour David Lorion, le maire de Saint-Pierre, cette reconnaissance vient consacrer "une longue histoire, un long travail en commun avec les services de l’État, avec les services de la DAC OI et avec les services culturels de la ville de Saint-Pierre".

Faire connaître un patrimoine qui dépasse les monuments

Avec trois monuments classés et trente inscrits au titre des monuments historiques, Saint-Pierre dispose d’un patrimoine architectural important. Mais la convention ne se limite pas à la conservation des bâtiments. "Ce sont des vieilles maisons, des vieux bâtiments qu’il faut parfois réhabiliter, mais c’est aussi du patrimoine parfois immatériel. Ce sont des lieux symboliques, des traditions qu’il faut mettre en valeur", a tenu à souligner l'édile.

Plusieurs actions ont déjà été engagées dans ce cadre, dont la publication du livret "Les villas créoles de Saint-Pierre". Un ouvrage consacré plus largement à Saint-Pierre, Ville d’art et d’histoire, doit également être écrit et édité.

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Pour le préfet Patrice Latron, cette politique patrimoniale constitue aussi un levier de développement économique et touristique. "C’est une façon de renforcer l’attractivité d’une ville historique et culturelle qui a énormément à offrir", estime-t-il.

Un centre consacré à l’histoire et à l’architecture de Saint-Pierre

Le principal projet de cette nouvelle convention sera la création d’un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine (CIAP). Il doit être installé dans la maison Adam de Villiers, acquise par la commune et présentée comme l’une des plus anciennes maisons de Saint-Pierre.

Ce lieu de ressources documentaires et d’échanges doit accueillir habitants et touristes curieux de mieux comprendre et de lire le paysage urbain qui les entoure. "On va avoir un ensemble de documents sur l’histoire de Saint-Pierre, sur la construction de la ville, sur l’urbanisme, sur la préservation des vieilles maisons créoles", détaille David Lorion, qui souhaite que la ville "vive avec son histoire et la fasse vivre".

Un accompagnement de l’État appelé à évoluer avec les projets

Le renouvellement du label s’accompagne d’un soutien de l’État qui ne prendra pas la forme d’une enveloppe figée pour dix ans. Les financements évolueront en fonction des actions engagées et de leur importance, notamment pour les investissements liés au futur CIAP. "Cette enveloppe va suivre et augmenter en fonction des projets", explique Josée-Marie Lo-Thong, directrice de la DAC OI.

Cette dernière insiste ainsi sur la durée du partenariat : "C’est un plan d’accompagnement à long terme", avec une programmation commune et un bilan réalisé tous les trois ans. Valoriser le passé sans figer la ville : c’est aussi l’équilibre que défend la directrice de la DAC-OI. "Je suis pour valoriser le patrimoine, mais qu’on n’empêche pas le développement du territoire", insiste Josée-Marie Lo-Thong.

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