Vidéo - La barquette équilibrée s'invite à la table des salariés réunionnais

Une centaine de salariés volontaires de RUNÉO ont été invités ces derniers mois à participer à la démarche et à exprimer leurs idées. Trois collaboratrices en particulier se sont rapprochées de l’IREN afin de développer un plan d’actions Alimentation Santé au sein de l'entreprise, reposant sur la réintroduction des fruits et légumes locaux dans les assiettes au moment du déjeuner, la promotion de l’activité physique ou encore le dépistage de certaines pathologies problématiques sur le territoire comme le diabète. Comme l'explique le directeur général de RUNÉO, Geoffroy Mercier, "agir sur la nutrition est non seulement un moyen de contribuer au bien-être au travail, et les changements de pratiques l’ont prouvé, cela a également un impact sur l’efficacité et la concentration des collaborateurs".
Suite à une étude sur la consommation de riz, l’IREN a pu définir les proportions optimales à respecter pour un repas équilibré basé sur les pratiques culinaires et produits de La Réunion. L’IREN s’est associée à RUNÉO afin de réfléchir à une façon simple et ludique d’apporter ce concept dans l’entreprise. C’est ainsi qu’est né le projet “Equilib’ Nout Barkèt”, basé sur une lunch box en verre réutilisable, reprenant, de manière imagée, les proportions à respecter pour équilibrer son déjeuner.
"L’action que nous menons aujourd'hui auprès des collaborateurs de la station d’épuration du Grand Prado a vocation à rappeler les bénéfices d’un repas équilibré et à donner la clef de bonne utilisation de la barquette. Cet outil montre aussi que notre traditionnel cari, s’il est accompagné de légumes et consommé dans les bonnes proportions, nous apporte tout ce dont nous avons besoin sur le plan nutritionnel !", indique Patricia Brient, l’une des trois ambassadrices Alimentation Santé (AAS) de l'entreprise.
"Nous sommes fiers que l’IREN continue à déployer l’utilisation de la barquette développée en lien avec les collaborateurs de RUNÉO afin qu’à terme l'ensemble des Réunionnaises et Réunionnais puissent bénéficier de ce modèle. C’est là l'engagement que nous exprimons dans nos métiers chaque jour : être au service du territoire et du bien-être des consommateurs", ajoute pour sa part Daphné Hoarau, une des deux autres AAS.
Après l'avoir expérimenté depuis plusieurs mois, les salariés interrogés ont semble-t-il étaient convaincus de cette démarche du mieux-manger :
En raison de l’importante prévalence du diabète de type 2 dans l’île, un programme réunionnais nutrition diabète (PRND) a été élaboré pour la période 2020-2023. Mais auparavant, une étude a été lancée depuis 2011 par différents acteurs (Université, ARS, etc.) sur la consommation de riz des Réunionnais. "Le but a été de proposer aux Réunionnais une façon de consommer le riz qui soit favorable à la santé. Cette étude a abouti à une assiette créole idéale dans laquelle les légumes étaient majoritaires, bien plus que le riz, les grains et la viande", explique le directeur de l'IREN, le nutritionniste Fridor Funteu.
"La question que l'on s'est posée a été de dire comment amener cette découverte au plus grand nombre de manière concrète et pratique. C'est de là que nous est venue l'idée de la barquette car au même moment en 2020, la loi interdisant les barquettes en plastique avait été entérinée. De plus, plus de 80.000 barquettes sont consommées quotidiennement à La Réunion. C'était donc la meilleure manière de promouvoir cette alimentation équilibrée auprès du grand public en utilisant la barquette comme support", explique le directeur de l'IREN.
L'accent a notamment été mis sur trois recommandations du PRND à savoir l'augmentation de la consommation de fruits et légumes, l'augmentation de la consommation de grains et la diminution de la consommation de viande. Ainsi, dans la barquette dite "optimale", on retrouve 250 g de légumes, 60 g de grains, 150 g de riz et 50 g de viande. "La barquette c'est plus de légumes et très peu de viande. C'est en quelque sorte un retour aux sources", rappelle Fridor Funteu. "Cette barquette c'est aussi un outil de promotion du patrimoine alimentaire local mais aussi un moyen de résister à l'occidentalisation de l'alimentation à laquelle on fait face".


