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Vidéo - Expédition punitive ultra violente à Sainte-Suzanne: Les accusés devant les Assises

Les trois agresseurs présumés qui ont pris la vie à Patrice Antony le 17 novembre 2017 à Sainte-Suzanne doivent répondre de leurs actes à partir de ce mercredi devant la cour d'Assises. Le dernier protagoniste a déjà été jugé car mineur au moment des faits. le 12 juin 2019
Ecrit par zinfos974 – le mardi 17 novembre 2020 à 23H29

Trois hommes se trouvent devant la cour d’Assises ce mercredi 18 novembre. Ils sont jugés pour violence commise en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Trois d'entre eux ont entre 24 et 33 ans. Le dernier n'est âgé que de 18 ans et a déjà été jugé le 12 juin 2019 par le Tribunal pour enfants car mineur au moment des faits. 
 
Sa vie n’est déjà plus la même. Depuis novembre 2017, les trois majeurs sont en détention provisoire. Le mineur de 14 ans au moment des faits a, quant à lui, fait quelques mois de prison avant d’être placé sous contrôle judiciaire. Une semi-liberté qui n’a pas duré longtemps : quatre mois plus tard, il était à nouveau détenu. 

Une agression d'une violence atroce
 
Et ce mercredi jusqu’à lundi prochain, la justice devra déterminer que faire de ces trois accusés qui ont sauvagement et brutalement ôté la vie à Patrice Anthony, 34 ans, le 15 novembre 2017 dans son appartement à Sainte-Suzanne. Le corps du jeune homme est retrouvé adossé à un canapé, la tête en arrière. La victime est méconnaissable, elle a été battue à coups de poing, de pied, et de chaise. Sa cage thoracique, son cou et son visage sont les plus touchés. Patrice Anthony mourra asphyxié à cause de multiples fractures et une compression cérébrale. 
 
Le voisinage, ayant témoigné de l’arrivée d’individus la veille, ainsi que de bruits, a permis de retrouver les auteurs. Pas difficile, au vu de la violence du petit groupe le même soir à un autre lieu. Ils s’en prenaient en effet à une famille, à la demande de Marius Reboul qui avait un différend avec le père. Et pour rendre la pareille, Marius Reboul et ses deux acolytes avaient accompagné Jérôme Frazia plus tard dans son expédition punitive chez Patrice Anthony. La raison : il aurait "dragué sa copine". 
 
Tous étaient inconnus des forces de l’ordre, sauf Jérôme Frazia qui compte quatre délits à son casier judiciaire. Les magistrats et membres du jury devront tenter de déterminer le rôle de chacun car ils semblent se rejeter la responsabilité de ce déchaînement de violence. Les proches de Patrice Antony, qui laisse derrière lui deux enfants, réclament quant à eux justice. 

Lors de l'ouverture de l'audience, les trois accusés ont reconnu les nombreux faits de violences lors de leur expédition. L'enquêteur dira à la cour sur l'un des auteurs : "Depuis qu'il est incarcéré, le quartier est calme ! C'était le caïd de la cité", et d'ajouter "c'était une agression gratuite, la victime n'avait rien demandé". 

 

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