Vaste de trafic de cocaïne à la Réunion : Et si toute la procédure était annulée ?

Le volet judiciaire de l'affaire de trafic de cocaïne entre la Réunion et la métropole prend une nouvelle tournure. Les six avocats des mis en examen ont fait une demande d'annulation de la procédure devant la chambre d'instruction. Une initiative prise en mars dernier par Me Marie Briot, l'avocate de la tête présumée du réseau, Aladin Dif, et suivie par ses cinq collègues.
Cette requête s'appuie sur la loi sur la garde à vue, entérinée par la chambre criminelle de la Cour de cassation en mai dernier. Toutes les gardes à vue qui n'ont pas été faites sous ce nouveau régime, qui prévoit notamment que le suspect a droit à un avocat dès le début de sa garde à vue, concernant des affaires en cours sont succeptibles d'être annulées.
Les six avocats contestent donc la légalité des gardes à vue de leurs clients et réclament leur annulation. Mais pas seulement, car l'annulation des gardes à vue entraînerait une cascade de conséquences sur l'enquête : l'annulation de plusieurs des quelques 4.500 pièces qui composent le dossier, le dessaississement du juge d'instruction, voire même de l'interrogatoire de première comparution.
Autant dire que si les demandes des avocats sont prises en compte, on assisterait à un véritable coup de théâtre et l'enquête devrait pratiquemment repartir de zéro. La Chambre d'instruction se prononcera le 12 juillet.



