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Université de La Réunion : Le Cneser va instruire les poursuites demandées contre Frédéric Miranville

Frédéric Miranville voulait que la demande de poursuites pour harcèlement moral engagée par son ministère de tutelle à son encontre ne soit pas instruite à Paris, mais à La Réunion. Le CNESER a rejeté la demande de l'ancien président de l'Université de La Réunion.
Ecrit par T.L. – le vendredi 1 mars 2024 à 09H55

Estimant que le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) ne pouvait à la fois être l'instance qui allait décider d'une éventuelle sanction à son égard, puis celle qui devra statuer s'il décidait de faire appel, Frédéric Miranville avait écrit le 28 décembre au CNESER pour demander le dépaysement de son dossier à l'Université de La Réunion, afin que celui-ci « puisse être traité de la même façon que ceux des autres collègues enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur ».

Dans une décision en date du 8 février, le président du CNESER a rejeté la demande de l'ancien président de l'Université de La Réunion, en rappelant que si son ministère de tutelle avait saisi l'instance disciplinaire du CNESER le 12 octobre 2023, c'était « au motif que l’université de La Réunion n’avait pas constitué de section disciplinaire compétente à l’égard des enseignants et des enseignants-chercheurs au sein du conseil académique de cet établissement ».

C'est donc faute d'avoir mis en place une instance disciplinaire « compétente » que Frédéric Miranville verra la demande de poursuites pour harcèlement moral dont il fait l'objet instruite à Paris par le CNESER. Pour rappel, Frédéric Miranville a été suspendu à titre conservatoire et s'était défendu dans un communiqué en plaidant « une erreur d’appréciation sur une situation qui transpire la manipulation et qui relève de la cabale politique ».

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