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"Une ville plus agréable à vivre, plus accessible, plus résiliente et plus humaine" : comment le modèle dionysien séduit jusqu’en métropole

Ecrit par Lény-Huayna Tible – le vendredi 5 juin 2026 à 13H03

Pour la première fois, une ville ultramarine a été invitée à prendre la parole lors des Assises nationales du Centre-ville. À Châteauroux (Indre), cette semaine, Saint-Denis a présenté sa stratégie de végétalisation, de revitalisation commerciale et de transformation urbaine. Une reconnaissance nationale dont la municipalité entend faire un symbole.

À plus de 9.000 kilomètres de La Réunion, c’est une ville locale qui s’est invitée dans les discussions nationales.

Cette semaine, lors des 20es Assises nationales du Centre-ville organisées à Châteauroux, dans l'Indre (36), Saint-Denis est devenue la première commune ultramarine à être invitée à prendre la parole devant les participants.

Pour la municipalité, cette invitation n’a rien d’anecdotique et constitue même une forme de reconnaissance du travail engagé depuis plusieurs années pour transformer le centre-ville dionysien.

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Dans son communiqué, la Ville explique que son ambition est de "végétaliser, embellir et faire vivre le cœur de ville" et estime que cette démarche "rayonne aujourd’hui bien au-delà de La Réunion".

À Châteauroux, la maire Ericka Bareigts, accompagnée de l’élu au développement touristique et économique Yassine Mangrolia ainsi que d’une délégation de l’Union des commerçants dionysiens, est venue défendre une certaine idée du centre-ville.

Une ville qui ne se résume pas à un espace commercial. Une ville qui redevient un lieu de vie.

Selon la municipalité, la vision portée à Saint-Denis est celle d’"un lieu où l’on vit, où l’on travaille, où l’on consomme mais aussi où l’on prend plaisir à se retrouver".

Des projets à la pelle

Cette philosophie passe notamment par "une place plus importante accordée à la nature, à la qualité des espaces publics et au confort des habitants".

Derrière ces mots, la Ville met en avant plusieurs réalisations et projets.

Le Jardin de la Liberté figure parmi les exemples les plus visibles. La municipalité affirme que les habitants se sont aujourd’hui "réappropriés un espace emblématique du chef-lieu".

À cela s’ajoute le projet Dionypark, présenté comme une future forêt urbaine de trois hectares qui doit encore renforcer la présence du végétal dans la ville.

Même logique pour la rue Maréchal-Leclerc, dont l’évolution vise à offrir "davantage de végétation et d’espaces de respiration" aux usagers.

La municipalité insiste également sur la dimension économique de cette stratégie. Saint-Denis rappelle ainsi qu’elle constitue aujourd’hui "le premier bassin d’emploi de La Réunion".

Le centre-ville regroupe "près de 500 activités commerciales" et affiche un "taux de vacance commerciale inférieur à 5 %".

Deux indicateurs que la Ville présente comme la preuve d’un centre-ville dynamique.

Cette vitalité s’appuie selon elle sur un ensemble d’actions allant des marchés de nuit aux animations commerciales, en passant par les événements culturels, la valorisation du patrimoine, la réhabilitation du Grand Marché ou encore la reconquête du front de mer.

Une série de développements

Mais au-delà des chiffres, c’est surtout une vision de long terme qu’Ericka Bareigts est venue défendre devant les Assises.

"Nous portons une vision globale de la ville du quart d’heure, où chacun peut accéder plus facilement aux services, aux commerces, aux équipements et aux espaces de nature", explique la maire de Saint-Denis.

Pour l’édile, cette ambition repose notamment sur "le développement de nouvelles mobilités, comme le téléphérique urbain", mais aussi sur "l’amélioration des cheminements piétons", "l’action en faveur de l’habitat" et "la revitalisation du centre-ville".

La finalité de ces projets est clairement assumée.

"À travers les projets engagés, nous voulons construire une ville plus agréable à vivre, plus accessible, plus résiliente et plus humaine", affirme Ericka Bareigts.

Lire aussi : Saint-Denis détaille son projet Dionypark

À travers cette prise de parole nationale, Saint-Denis cherche aussi à faire reconnaître une réalité souvent méconnue dans l’Hexagone : les villes ultramarines sont elles aussi confrontées aux grands défis contemporains des centres-villes.

Comment maintenir le commerce de proximité ? Comment adapter les espaces urbains au changement climatique ? Comment remettre du végétal dans des quartiers fortement minéralisés ? Comment réconcilier attractivité économique et qualité de vie ?

Autant de questions qui étaient au cœur des échanges à Châteauroux. Et auxquelles Saint-Denis est venue apporter sa propre réponse.

Une réponse que la municipalité résume finalement en une formule simple : faire du centre-ville "un lieu où l’on prend plaisir à se retrouver".

Etiquettes : Ericka Bareigts | PU1 | Saint-Denis

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