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Une convention pour des obsèques selon le rite hindou à La Réunion

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 16 avril 2014 à 14H47

La Fédération tamoule de la Réunion, l'association Vaïkoundam Réunion et les Assurances Australes se sont associées pour offrir à la population tamoule de la Réunion la possibilité d'organiser des obsèques selon le rite hindou. Une première dans l'île. Cette convention obsèques est un produit clé en main pour éviter les contraintes financières et administratives aux familles.

"Nous travaillons sur ce projet depuis deux ans. (…) Le moment du décès est important dans l'hindouisme. Pour nous, il n'y a pas de fin car l'humain se situe dans le cosmos. Nous croyons en la réincarnation. L'enveloppe corporelle reste, mais l'âme transmigre", explique Daniel Minienpoullé, président de la Fédération tamoule de la Réunion.

Cette convention obsèques a été rendue possible grâce au travail croisé de la fédération, de l'association Vaïkoundam et des Assurances Australes (courtier pour la Prudence Créole). Objectif, éviter les tracasseries administratives et financières pour les familles endeuillées. En échange d'une souscription annuelle, l'assureur s'occupe de tout (versement d'un capital de 3.500 euros au prestataire de pompes funèbres choisi par la famille).

Selon la tradition hindoue, le rituel se déroule en quatre étapes et nécessite l'intervention d'un pousari (celui qui organise la cérémonie). Il existe huit pousaris à la Réunion et agréés par la Fédération tamoule. "Nous faisons appels à des pousaris. Ces derniers ont fait des études et leur savoir leur a été transmis par un ancien. Ils sont là pour aider les familles dans ce moment de détresse. Ils ont le rôle d'accompagner le défunt pour faire migrer son âme au royaume de dieu", précise Daniel Minienpoullé.

Le rite hindoue autour de la mort est très particulier. Il y a la veillé, la crémation ou l'enterrement, le Karoumadi (16e jour après la mort) et le Dèvsam (un an et un jour après la cérémonie). "On est là pour libérer les familles de tous leurs soucis. Nous utilisons beaucoup de symboles et d'éléments naturels lors des cérémonies. C'est souvent difficile pour les familles qui préfèrent s'orienter vers un enterrement classique à l'église. En accompagnant dès le départ le rituel, il n'y a plus de tracas pour les familles", explique José Krishna Amouny, pousari dans le Sud à Saint-Pierre.

Pour plus de renseignements : www.vaïkoundam.re

 

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