Une 2ème chance au mauvais perdant ?
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Le 16 mars 2008, à Saint-Paul, 23.342 citoyens plaçaient en tête Mme Bello en tête devant les 23.204 citoyens ayant voté M. Bénard. Sur les 122 bureaux de vote présidés par des représentants choisis par le maire sortant, aucun procès-verbal ne faisait apparaître d’incidents de vote liés à des signatures différentes entre les deux tours du scrutin. Pourtant, c’est à ce motif, un doute sur la différence de 148 signatures entre les deux tours que le Conseil d’Etat a prononcé l’invalidation des 46.546 suffrages des Saint-Paulois, redonnant ainsi une nouvelle chance au maire sorti par ses concitoyens sans qu’aucune fraude ne soit avérée.
Ainsi à Saint-Paul, le choix des 46.546 électeurs qui se sont prononcés sur la 2ème ville de la Réunion, sur la base du doute sur 148 signatures apposées de façon différente est remis en cause. Pourtant, qui, sans ses lunettes, à cause de l’âge, de la position malcommode, de la maladie, de l’illettrisme, de multiples motifs, n’a pas un jour commis deux signatures différentes à une semaine d’intervalle ?
Face à l’attitude du maire sortant, et face au soutien des Institutions à sa mauvaise foi de mauvais perdant, va-t-il falloir que chacune des dizaines de milliers de signatures des citoyens qui vont venir en conscience exprimer leur choix le 20 septembre soit minutieusement vérifiée et comparée à la signature figurant sur son document attestant son identité ? Au nom de l’arrêt des sages du Conseil d’Etat, les délégués et assesseurs dans chacun des bureaux de vote vont-ils devoir refuser toute signature jugée non conforme comparée à celle du document d’identité présenté ?
Cette remise en cause douteuse de l’expression des 46.546 suffrages Saint-Paulois ne doit-elle pas être sanctionnée par tous les citoyens démocrates attachés aux valeurs de la République par la reconduction amplifiée de leur choix bafoué par un mauvais perdant ?
Antoine FRANCO


