Un pas historique pour la psychiatrie madame la ministre !
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Tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut lutter contre la stigmatisation de cette maladie. Votre visite et vos rencontres avec les professionnels de santé, feront que forces dans l’axe politique de dé-stigmatisation que vous vouliez engager pour cette grande Cause.
Car la santé mentale dont vous aviez rappelé dernièrement encore, constitue l’une des cinq priorités de santé publique de la stratégie nationale voire gouvernementale.
D’autant plus, selon le plan psychiatrie et santé mentale « l’intégration de cette priorité des troubles psychiatriques sévères au sein d’une prise en compte plus globale de la santé mentale en fait un enjeu de société qui concerne l’ensemble des citoyens et pas uniquement les professionnels de la psychiatrie. [...] Toute action visant à préserver ou à restaurer une bonne santé bénéficie à l’ensemble des individus tant les conséquences des troubles mentaux sur la collectivité sont importantes »…
La Santé mentale est bien devenue un enjeu majeur de société et de santé publique, précise encore dans le rapport du député Denys Robiliard. Il explique que le travail mené par la commission, sont des « recommandations destinées à étayer la réflexion globale qui prévaudra à l'élaboration de la loi sur la stratégie nationale de santé qui devrait être présentée au deuxième semestre 2014».
Et les propositions fortes sont de raccourcir la durée de diagnostic grâce à une meilleure collaboration professionnelle et une politique du repérage, interrompre le développement de la contention, maintenir le fonctionnement en secteurs, collaborer avec la prise en charge carcérale et développer la « démocratie sanitaire » : telles sont les cinq mesures principales préconisées par la mission parlementaire sur la santé mentale et l'avenir de la psychiatrie.
Occasion pour moi de mettre en lumière ici à la Réunion comme en Métropole « une espèce en voie de disparition voire une espèce endémique chez nous » : les infirmiers diplômés psychiatriques. Malgré que je note la proposition n°25 (page 85) du rapport Denys Robiliard consistant à «réarticuler les compétences professionnelles en (...) reconnaissant le rôle des infirmiers » et la proposition n° 26 (page 87) sur « une orientation spécifique aux étudiants infirmiers souhaitant travailler principalement dans des établissements de santé mentale en reconnaissant une spécialisation en psychiatrie lors de leur formation à leur diplôme et pour ceux en poste depuis 1993 en recourant à la valorisation des acquis de l’expérience ».
A ce sujet, M. Thierry Robert Député-maire de St-Leu, vous a sollicité en question écrite à l’assemblée nationale, sur une possibilité d'étendre les contrats de génération au secteur public hospitalier, notamment pour les infirmiers diplômés en psychiatrie.
Ce dispositif aurait pu permettre, parallèlement l’embauche d’un jeune (taux chômage extrêmement élevé à la Réunion) mais aussi une transmission des savoirs et des compétences professionnelles, qui constituent de précieux atouts pour les futurs infirmiers devant traiter des patients atteints de troubles mentaux et d'autres pathologies lourdes.
Cette transmission, par le biais de ce dispositif des contrats de génération, qui peut être aussi étendue à titre dérogatoire au secteur hospitalier public, valoriserait ainsi qualitativement la pratique du métier d'infirmier spécialisé en psychiatrie, deviendrait ici à la Réunion, un « laboratoire » de cette première expérimentation en France…
Désormais, nos regards se tournent de votre côté Mme la Ministre, dans l’espoir de cette grande Loi de Santé Mentale où les derniers infirmiers psychiatriques ne soient pas oubliés, car avec eux, leurs savoirs-faire disparaîtront.
Mais, si cela se concrétise dans une annonce positive, un pas historique serait accompli dans cette formidable reconnaissance pour la santé mentale dont les patients mais aussi pour les soignants.
Jean Claude


