Revenir à la rubrique : Faits divers

Un couple de boulangers palmiplainois victime d'une escroquerie à  plusieurs dizaines de milliers d'euros ?

C'est le projet d'une vie qui est remis en question. Alors qu'ils devaient ouvrir leur enseigne depuis plusieurs mois, un couple de boulangers de la Plaine des Palmistes, Sophie et Sylvain Diaz, n'a toujours pas vu la couleur du matériel commandé auprès d'un fournisseur local spécialisé, qui a malgré tout empoché les 137.000 euros de fournitures. Pour faire tourner leur outil de travail au strict minimum, le couple a dù contracter un prêt bancaire mais se retrouve aujourd'hui dans une situation très difficile, risquant la liquidation pure et simple de leur commerce.
Ecrit par Samuel Irlepenne – le mercredi 12 octobre 2022 à 14H49

"Cela fait plus de 15 ans que nous sommes sur ce projet. Auparavant, nous étions dans un préfabriqué situé juste en face où l'on ne travaillait uniquement que sur commande durant toutes ces années. Nous sommes depuis 1 an dans nos nouveaux locaux et nous avons fait confiance à  un fournisseur local qui ne nous a pas donné suite concernant la livraison du matériel", explique le couple, qui a contracté un prêt de 250.000 euros auprès de leur banque pour lancer leur nouvelle activité.

La boulangerie devait ouvrir initialement en décembre 2021. Le fournisseur local avec qui le couple Diaz avait pris contact pour cette commande possède la carte Bongard sur l'île, leader français de l'équipement de boulangerie-pâtisserie. "L'ouverture de la boulangerie devait intervenir en avril mais en raison des retards constatés dans le fret maritime, le fournisseur en question, basé à  Bras-Panon, nous a demandé d'attendre encore en juin de cette année le temps de tout réceptionner", précise Sophie Diaz.

"Nous sommes revenus à  notre point de départ"

Le souci c'est que le fournisseur en question a déjà  empoché les acomptes mais à  ce jour, "toujours rien", regrette Sylvain Diaz, "hormis quelques panneaux de chambre froide et une chambre froide qui ne fonctionne pas".

"Dès le mois de janvier 2022, nous avons constaté que quelque chose n'allait pas dans cette histoire et la suite nous donnera raison", nous confie-t-il.

En effet, une bonne partie des fournitures est bien arrivée au Port-Est mais est toujours bloquée en douanes. "En plus de la somme avancée, notre fournisseur nous a indiqué que nous devons encore sortir 13.000 euros de notre poche, ce qui n'était pas prévu initialement".

Face à  l'urgence de la situation, le couple envisageait de contracter un nouveau prêt de 14.000 euros pour la prise en charge du dédouanement et le règlement des frais d'avocat mais n'a pour l'heure reçu "aucune réponse".

En attendant, le couple de boulangers fait avec les moyens du bord. "Dans l'ancien préfabriqué, nous ne faisions que des commandes. Le nouveau local, plus spacieux, devait nous permettre de recevoir du public avec un vrai point de vente, un vrai four boulangerie et un laboratoire à  l'arrière. Nous sommes revenus à  notre point de départ", indique-t-il.

Un retour à  la case départ pour le couple qui doit également faire face aux impératifs bancaires après un second délai de différé demandé auprès de leur banque. "Nous sommes endettés et nous n'avons plus de salaire, les fins de mois sont difficiles" reconnaît Sylvain Diaz qui envisage le dépôt d'une plainte. "Si ça n'aboutit pas, on part vers une liquidation", conclut-il amèrement.

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :