Ukraine

Ô Toi qui n’as plus rien, toi qui as fui l’Ukraine !
Toi qui as fui la guerre et laissé ta maison
Et qui ne souris plus à la belle saison,
Je t’écris ce sonnet, il entend ta géhenne.
Toi qui as fui les fers, la folie souveraine
L’inextinguible feu d’où brûle la raison,
Ton printemps qui pleure l'infâme déraison,
Écoute ce poème, il partage ta peine.
Si tu vois, de mes mots, fleurir un peu d’espoir,
Si ton âme meurtrie chasse ton désespoir,
Ma poésie sera promesse d’allégresse.
Sinon ignore-la ; au feu de ta détresse
Disperse dans le vent mes lettres et mes vers ;
Mon sonnet punira les bras armés pervers.


