Travail illégal, cocaïne sur le comptoir… ce bar de Saint-Leu contraint de fermer 4 mois

Le Zinc, établissement connu du centre-ville de Saint-Leu, a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux par un message laconique. Derrière cette fermeture administrative de quatre mois, la préfecture évoque travail illégal, consommation de stupéfiants et manquements aux règles de sécurité.
Le bar bien connu du centre-ville de la cité balnéaire devra garder le rideau baissé pour un bon moment. L’annonce a été faite par l’équipe elle-même sur les réseaux sociaux : « Nous avons le regret de vous annoncer la fermeture administrative du Zinc à partir d’aujourd’hui et ce pour 4 mois… On vous aime », explique laconiquement l'établissement.
Lire aussi : "Tout a été fait dans les règles" : l'ancien gérant réagit après la fermeture temporaire du Choka
Interrogée, la préfecture, à l'origine de cette sanction, ne manque pas de détails sur les raisons de cette lourde punition. Pour commencer les services de l'Etat pointent les infractions relevées lors d'un contrôle le 13 décembre dernier. Dans le cadre d'une opération du Codaf (comité opérationnel départementaux anti-fraude), les services de l'Etat n'ont pas manqué de travail.
Entre « des faits constitutifs de travail illégal » - deux DJ se sont déclarés comme bénévoles au moment du contrôle- et « l’absence d’agrément auprès du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) » pour un agent de sécurité présent devant le bar les week-ends.
Les autorités pointent également « la consommation de stupéfiants aux abords de l’établissement, faits corroborés par l’exploitation des images de vidéoprotection montrant un client consommer de la cocaïne sur le comptoir du bar »
Pour tout arranger, le bar faisait par ailleurs déjà l’objet « d’un avis défavorable au titre du respect de la réglementation de sécurité contre les risques d’incendie et de panique ». Et pour enfoncer le clou, la préfecture souligne que cette décision intervient « après plusieurs avertissements et contrôles liés à des faits d’usage de stupéfiants, de rixes, de nuisances sonores et de stationnement anarchique ».


