Torture et barbarie sur sa compagne : Le bourreau condamné à 17 ans de réclusion criminelle

Jimmy I., 53 ans, a été condamné à 17 ans de réclusion criminelle ce mardi par la cour d’Assises pour avoir torturé sa compagne en juillet 2018. Les faits de violences dans le couple étaient habituels mais ont connu une escalade jusqu’au jour où les voisins ont alerté les forces de l’ordre, entraînant ainsi la fin du calvaire de la victime.
À leur arrivée, le 16 juillet 2018, ils trouvent une femme dont le visage et le corps souffrent d’hématomes et de plaies. Elle ne peut ni s’asseoir, ni se tenir debout, ni ouvrir les yeux tant ils sont boursoufflés. Le médecin découvrira par la suite qu’elle souffre également de brûlures dans le dos, où il avait tenté d’enlever un tatouage, et au niveau du vagin.
L’accusé, que la victime avait rencontré à l’église de la Ravine des Cabris, n'a pas changé de version depuis 2018. Il assure que la quadragénaire souffrait de crises et qu’il la contrôlait comme il le pouvait, avec des coups "maîtrisés". Le reste des violences aurait été perpétré à sa demande afin d’exorciser ses démons.
La victime et ses croyances auraient "favorisé la commission des faits"
Pour l'avocat de la défense, le bâtonnier Georges-André Hoarau, "le dossier montre les limites, pas du vivre ensemble mais du croire ensemble". Un mélange de religieux qui s'est avéré "catastrophique" où ce n'est pas le meilleur qui a été pris mais le pire. Catholicisme, le Vaudou, les rites indiens et malgaches... pour l'avocat, "on en arrive à commettre des actes pour lever les esprits, tuer les bébêtes ou exorciser". Un contexte qui aurait donc "favorisé la commission des faits". Car l'accusé, condamné pour aucune violence avant aujourd'hui, a maintenu que c'est elle qui demandait à se faire couper les cheveux, enlever le tatouage et brûler le sexe.
Jimmy I., qui encourait la perpétuité, a finalement écopé de 17 ans de réclusion criminelle dont 11 ans de sûreté, alors que l'avocat général, qui a dépeint le portrait d'un violent manipulateur, en avait requis 20. "Un excellent résultat, selon le bâtonnier, car ayant déjà passé 2 ans en détention provisoire, il pourrait être libre dans environ 8 ans".


