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Tomates sous serre : jusqu’à 40 % de pertes pour les maraîchers réunionnais à cause des insectes et de la chaleur

Ecrit par J.D. – le vendredi 15 mai 2026 à 17H00

La combinaison des fortes chaleurs, du déficit de pluie et des attaques de Tuta absoluta fragilise fortement la production maraîchère à La Réunion. Dans sa dernière note de conjoncture, la DAAF évoque des pertes pouvant atteindre 40 % chez certains producteurs de tomates sous serre.

La deuxième saison des pluies la plus sèche depuis plus de 60 ans commence déjà à produire ses effets sur l’agriculture réunionnaise. Dans sa dernière note de conjoncture, la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF) décrit des conditions particulièrement difficiles pour les maraîchers de l’île, confrontés simultanément à la chaleur, au manque d’eau et à une forte pression des insectes et maladies.

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Les fortes températures enregistrées entre février et mars, combinées à un important déficit de précipitations, compliquent la production de plusieurs cultures sensibles. La tomate sous serre apparaît comme l’une des plus touchées. La DAAF évoque une pression importante de la Tuta absoluta, un insecte dont les larves s’attaquent aux feuilles et aux fruits. Certaines coopératives signalent des pertes pouvant atteindre 40 % des volumes produits.

Mais aussi des champignons

À ces attaques s’ajoutent désormais des problèmes sanitaires encore mal identifiés. Plusieurs maraîchers font état de la présence d’un champignon obligeant parfois à abandonner temporairement la culture de la tomate sous serre afin d’assainir les installations avant toute reprise.

Les autres productions maraîchères ne sont pas épargnées. Les courgettes et les concombres restent confrontés à la mouche des fruits, tandis que les aubergines subissent des attaques de cicadelles qui limitent les rendements.

Dans le même temps, l’approvisionnement en petite tomate de plein champ reste conséquent malgré la météo sèche et les traitements mis en place contre les insectes après les pluies du début de mois. La forte demande a toutefois entraîné une hausse des prix avant un rééquilibrage du marché. Fin avril, la petite tomate de plein champ se vendait autour de 2,10 euros le kilo.

Le chouchou concerné

Certaines cultures voient également leur cycle perturbé par les conditions climatiques. La production de chouchou, très faible en début d’année, est revenue massivement dès le mois d’avril avec une avance inhabituelle sur le calendrier traditionnel. Mais si la sécheresse persiste, le produit pourrait de nouveau se raréfier dès la fin du mois de juin.

Cette situation intervient alors que La Réunion vient de connaître une saison des pluies historiquement déficitaire. Selon les données de Météo-France relayées par la DAAF, les précipitations enregistrées entre décembre 2025 et avril 2026 affichent un déficit moyen de 45 % par rapport aux normales saisonnières. Il s’agit de la deuxième saison des pluies la plus sèche observée sur l’île depuis 1960.

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Etiquettes : Agriculture | DAAF

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