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Thierry Marx à La Réunion : « Il faut redonner de l’oxygène à nos entreprises »

Ecrit par M.B – le samedi 14 février 2026 à 08H54

En déplacement à La Réunion, le président de l’Umih Thierry Marx a défendu une ligne claire sur les titres restaurant et alerté sur les défis du secteur. Entre réforme du dispositif, modernisation des entreprises et pression des plateformes, le chef appelle à « redonner de l’oxygène » à la profession.

En visite à La Réunion en tant que président de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), Thierry Marx a abordé deux sujets majeurs pour la profession : la réforme des titres restaurant et l’avenir du secteur sur l’île. Un discours à la fois ferme et tourné vers l’adaptation.

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Sur les titres restaurant, le chef étoilé ne dévie pas de sa ligne. « Le titre restaurant, c’est fait pour aller au restaurant. » Selon lui, l’élargissement du dispositif à la grande distribution pénalise directement les restaurateurs. « Quand j’envoie 900 millions d’euros à la grande distribution, je les retire à la restauration. »

S’il se dit favorable à un soutien accru aux ménages en difficulté, il plaide pour un autre outil : « Créons un titre alimentation, beaucoup plus large, pour ceux qui ont des problèmes de pouvoir d’achat. Les émetteurs y sont favorables. » Mais il insiste : « Rendons aux restaurateurs le titre restaurant. » À défaut, il prévient : « Sinon, on sort des titres restaurant. Aujourd’hui, entre les coûts de facturation et de traitement, les restaurateurs ne s’y retrouvent plus. Il va falloir trancher. »

Un secteur réunionnais résilient, mais en mutation

Sur la situation locale, Thierry Marx se montre relativement optimiste. « Les professionnels à La Réunion se plaignent un peu moins qu’en métropole. Il y a un petit décrochage, mais très faible. L’attractivité et le tourisme continuent à bien fonctionner. »

Mais la transformation est inévitable. « On doit se moderniser, s’adapter au nouveau marché et au nouveau personnel. Aujourd’hui, on ne fait plus un métier par défaut, on veut du sens. » Les anciens modèles managériaux, estime-t-il, ne correspondent plus aux attentes des nouvelles générations. Le président de l’Umih appelle également l’État à alléger la pression fiscale. « Il ne faut pas asphyxier les entreprises par une surcharge de taxes, mais leur redonner de l’oxygène pour qu’elles se développent. »

Formation continue, reconversions professionnelles, tourisme à impact social et environnemental : le secteur veut évoluer, assure-t-il. Mais il doit aussi faire face à une concurrence accrue. « Les plateformes de meublés touristiques créent une concurrence déloyale. Les plateformes de réservation prennent jusqu’à 15 à 20 % des marges. Tout cela a dérégulé nos métiers. »

Conclusion sans détour : « Il faut reprendre le cap et avancer vers des choses beaucoup plus rémunératrices pour ce secteur. »

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