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Tereos : “L’État ne peut pas rester les bras croisés”, interpelle Perceval Gaillard à l’Assemblée

Ecrit par J.D. – le mercredi 6 mai 2026 à 18H36

Le député réunionnais Perceval Gaillard a interpellé le gouvernement sur l’avenir des sucreries de l’île, alors que le groupe Tereos envisage une ouverture de capital. Derrière cette opération, c’est toute la filière canne qui se retrouve sous tension.

À l’Assemblée nationale, le ton est monté. Le député Perceval Gaillard a directement questionné la ministre des Outre-mer sur le devenir des sucreries de La Réunion, dans un contexte de possible recomposition du capital du groupe Tereos. Une perspective qui, selon lui, “déclenche un véritable séisme” sur l’île.

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Dans son intervention, l’élu a dénoncé une opération menée “à l’abri des regards”, pointant le risque d’une cession au groupe La Martiniquaise. Au-delà de la transaction financière, il a insisté sur les conséquences pour le territoire : “Les enjeux économiques, sociaux et politiques sont énormes”. La filière canne, rappelle-t-il, représente environ 15 000 emplois indirects et structure en profondeur l’histoire et l’identité réunionnaises.

Face à cette situation, Perceval Gaillard a mis la pression sur l’exécutif. “L’État ne doit pas, l’État ne peut pas rester les bras croisés”, a-t-il lancé, appelant à un soutien clair aux planteurs. Ces derniers réfléchissent à une reprise de leur outil industriel sous forme de coopérative, une piste que le député défend ouvertement. “Nous voulons rester maîtres de notre destin”, a-t-il martelé, estimant que “le savoir-faire, le marché, l’industrie, tout est là” et que seule “la volonté politique” ferait défaut.

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En réponse, la ministre des Outre-mer a tenté de calmer le jeu, en rappelant les limites d’intervention de l’État. “Nous serons vigilants”, a-t-elle assuré, tout en soulignant que “la structuration de l’actionnariat est une question de stratégie d’un groupe privé”. L’État, a-t-elle insisté, “n’est pas actionnaire” de Tereos, même s’il entend suivre de près l’évolution du dossier.

Une réponse jugée insuffisante par le député, qui a immédiatement répliqué en dénonçant un double standard : selon lui, le gouvernement sait intervenir lorsqu’il s’agit de soutenir des groupes industriels, et devrait en faire autant pour préserver l’outil de production réunionnais. “Aidez-nous à garder nos usines”, a-t-il insisté, appelant à privilégier “l’intérêt général” face aux logiques des multinationales.

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