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TCO: Une fourrière-refuge toute neuve et une opération de "chats libres" inédite

Ecrit par zinfos974 – le lundi 17 mars 2014 à 17H16

Un refuge adossé à une fourrière sortira de terre d'ici quelques mois dans l'Ouest. Jusqu'à maintenant, seule la fourrière intercommunale agissait au nom des cinq communes du territoire de la côte Ouest.

Prévu dans le cadre d'une réhabilitation de la fourrière il y a deux ans pour juillet 2014, le refuge ne devrait être finalement livré qu'à la fin du 3e trimestre de cette année. Les travaux n'ont pas commencé. L'association qui devra gérer le refuge n'a pas encore été désignée. "Pour avoir la gestion du refuge, il faut que l'association de protection canine soit agréée par le ministère de l'Agriculture", signale Elizabeth Avril-Hobaya, responsable de ce dossier au service Environnement du TCO (Saint-Leu, Trois-Bassins, Saint-Paul, le Port et la Possession). L'appel à candidature en direction des associations devrait être lancé dans peu de temps.

Située depuis des années dans la zone industrielle de Cambaie, la fourrière, qui deviendra refuge/fourrière, sera déplacée d'une centaine de mètres, à proximité du centre de traitement des eaux usées. "On n'avait pas la maîtrise foncière sur le terrain occupé aujourd'hui par la fourrière, un terrain que l'on loue", explique Elizabeth Avril-Hobaya. Cet écueil sera levé sur la future emprise complètement publique.

La sortie de terre de ce complexe coïncidera avec le retour à une politique de stérilisation des animaux dans l'Ouest. Alors que les élus du TCO n'avaient plus voté de budget pour la stérilisation des chiens et chats depuis 2011, ils consacreront en 2014 80.000 € (HT) pour la stérilisation de chiennes et chattes.

"80.000€ permet de stériliser environ 420 chattes pour un coût approximatif de 71€ ttc par acte et la stérilisation de 320 chiennes pour un coût de 105 € ttc l’acte", calcule Elizabeth Avril-Hobaya. Rappelons que cette campagne de stérilisation gratuite des carnivores domestiques est limitée aux propriétaires non imposables. Cependant, outre les chiens et chats domestiques détenus par des particuliers non imposables, le dispositif sera - grande nouveauté - élargi aux animaux dits commensaux, à savoir les animaux qui vivent hors d’un foyer mais qui sont nourris par la communauté. C'est l'exemple même du "chien du quartier". L'enveloppe allouée s'avère d'emblée très serrée. Mais la campagne 2014 n'a pas commencé.

La DAAF se serre la ceinture

L'autre volet concerne la mise en place d'un nouveau protocole concernant cette fois la population des chattes capturées. Au lieu de passer par la case systématique de l'euthanasie, le TCO compte mettre sur pied une opération dite de "chats libres" (*). Elizabeth Avril-Hobaya confirme que le phénomène de multiplication des individus sur un territoire est finalement entretenu par l’activité de capture et d’euthanasie qui laisse un vide vite remplacé par une nouvelle population de chats errants. "Les études ont démontré qu’il faut prélever l’individu, le stériliser et le relâcher sur ce même territoire", relève-t-elle. Le suivi de cette opération inédite sera mené là aussi par une association de protection animale.

Dans le cadre de ses compétences et des actions qu'il compte mener en 2014, le TCO avait sollicité la DAAF pour la réalisation d’une étude numérique de la population des carnivores domestiques errants, mais le service Environnement du TCO signale qu'"il n’y aura pas de suite donnée par la Direction de l'Agriculture compte tenu de restrictions budgétaires", lui a t-on fait savoir. C'est donc sans cet appui chiffré qu'un état des lieux interne à l'intercommunalité a toutefois permis d’établir que les chiffres liés à l’errance animale sont quasi constants d'une année à l'autre. 4.472 interventions (captures et ramassages de cadavres) ont eu lieu en 2012, soit les derniers chiffres disponibles, 4.408 en 2011, 4.456 en 2010 et 4.910 en 2009.

*En savoir plus sur la nouvelle méthode des "chats libres" :
Le ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire a préconisé aux travers de ses ateliers sur le thème de la "gestion des populations animales citadines" d’utiliser les méthodes efficaces de gestion des populations de commensaux en se limitant à celles respectant les règles d’éthique. Cette proposition vise à ce que la gestion des populations commensales ne soit pas envisagée comme la simple destruction d’une partie de la "colonie" animale, même si elle est pratiquée dans des conditions convenables d’euthanasie.

En d’autres termes, il ne suffit pas de prélever des individus de cette masse d’animaux et de les euthanasier. Cette stratégie favoriserait en effet la multiplication rapide des individus restés sur le site. La meilleure politique de gestion de ces populations passe par le maintien de la stabilité des effectifs. Aussi, le prélèvement de chats et de chiens commensaux, pour les stériliser puis les relâcher, serait un moyen plus efficace de lutter contre la prolifération de ces animaux libres. Ces méthodes sont explicitement prévues dans le code rural et de la pêche maritime en ses articles L 211-27 et R 271-4.

 

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