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Taxiteurs en grève : la pression reste forte, les taxis se positionnent au niveau de la CGSS

Ecrit par T.L sur place – le mercredi 8 octobre 2025 à 11H05

Troisième jour de mobilisation ce mercredi 8 octobre. Les taxiteurs multiplient les actions et attendent toujours la tenue d’une réunion avec la direction nationale de l’Assurance maladie.

La colère des chauffeurs de taxi ne faiblit pas. Pour ce troisième jour de grève illimitée, la mobilisation s’est de nouveau intensifiée sur plusieurs axes de l’île. Dès 3 heures du matin, des barrages filtrants ont été installés à Sainte-Marie, à hauteur de Gillot, à Pierrefonds et dans l’Ouest, notamment dans le secteur de Sainte-Thérèse à La Possession. L’objectif reste le même : maintenir la pression sur les autorités tant qu’aucune rencontre n’aura lieu avec un représentant de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam).

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Dans la matinée, une soixantaine de taxis stationnaient sur le parking du marché des Camélias à Saint-Denis, tandis qu’une quinzaine d’autres effectuaient des allers-retours en klaxonnant sur le boulevard Sud, à proximité du siège de la CGSS. À La Possession, les chauffeurs mobilisés sur la station Total de la ZAC 2000 ont annoncé qu’ils lèveraient le camp pour rejoindre leurs collègues dans le chef-lieu. Les forces de l’ordre restent déployées dans les zones concernées pour encadrer les mouvements.

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Le préfet a précisé ce matin qu’une réunion entre les représentants des taxis et un membre de la direction nationale de l’Assurance maladie était “en cours de calage”. Une annonce accueillie avec prudence par les manifestants, qui affirment qu’ils ne relâcheront pas la pression avant d’obtenir une date ferme.

Mardi, la journée avait déjà été marquée par d’importantes perturbations. Plus de 300 taxis s’étaient rassemblés dès l’aube devant la préfecture, occupant les parkings du front de mer. En début d’après-midi, un barrage filtrant avait paralysé temporairement le Barachois, provoquant d’importants embouteillages jusque sur le viaduc de la NRL. Si la circulation avait fini par reprendre, les chauffeurs étaient restés mobilisés une bonne partie de la journée.

Au cœur de la contestation : la baisse des tarifs du transport sanitaire, prévue pour le 1er novembre. Une mesure jugée “inacceptable” par la profession, qui craint la disparition de nombreuses petites entreprises locales. L’intersyndicale réclame désormais un dialogue direct avec la direction nationale de l’Assurance maladie, seule à même selon elle de débloquer la situation.

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