Grève des taxis : des barrages filtrants installés sur les routes de l'île

Troisième jour de grève pour les taxis ce mercredi 8 octobre. Dès 3 heures du matin, des barrages filtrants ont été installés sur la quatre voies de Sainte-Marie, à hauteur de Gillot, à Pierrefonds et dans l'Ouest pour maintenir la pression sur les autorités.
La grève illimitée des chauffeurs de taxis entre ce mercredi 8 octobre dans son troisième jour. Après les opérations escargot et la mobilisation devant la préfecture à Saint-Denis, l’intersyndicale a mis en place de nouveaux barrages filtrants dès 3 heures du matin.
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Les taxiteurs mobilisés au niveau de Gillot en direction de Saint-Denis quittent finalement les lieux pour rejoindre en opération escargot le siège de la Sécurité sociale à Saint-Denis.
Le barrage filtrant de Pierrefonds est maintenu en direction de l'ouest, créant deux longues files d'embouteillages dans le secteur.
Sur la RN1, à la Possession, le barrage filtrant est installé dans le secteur de Sainte Thérèse, dans le sens Nord/Sud.
Les forces de l'ordre sont mobilisées dans les secteurs concernés.
Objectif : maintenir la pression sur les autorités alors que la profession exige un dialogue direct avec la direction nationale de l’Assurance maladie.
Un mardi déjà marqué par de fortes perturbations
Mardi, plus de 300 taxis s’étaient rassemblés dès l’aube devant la préfecture, occupant les parkings du front de mer à Saint-Denis. En début d’après-midi, un barrage filtrant avait été installé devant la préfecture, entraînant la fermeture temporaire du Barachois et provoquant d’importants embouteillages à l’entrée Ouest de la capitale, jusque sur le viaduc de la Nouvelle route du littoral. La circulation a ensuite été rétablie, mais les chauffeurs sont restés mobilisés une grande partie de l’après-midi.
Une réforme contestée
Au cœur de la colère des taxiteurs : la baisse des tarifs du transport sanitaire, prévue pour le 1er novembre. Selon la profession, cette réforme mettrait en péril des centaines d’emplois à La Réunion. L’intersyndicale entend donc poursuivre la mobilisation jusqu’à l’ouverture de véritables négociations avec la direction nationale de l’Assurance maladie.


