Surf : Bientôt une nouvelle ZONEX à l'Étang-Salé ?

Redonner vie au “cœur balnéaire d’Étang-Salé”, voilà l’objectif affiché par Eric Pinault, conseiller municipal aux affaires maritimes. Avec ce nouveau projet de surveillance, en partenariat avec la ligue de surf et le CSR, la mairie espère faire revenir les surfeurs. Une seule école existe encore sur la commune, contre quatre il y a quelques années.
Ainsi, alors que les filets de zone de baignade ont été endommagés en début de semaine, le sous-préfet de Saint-Paul, Philippe Malizard, a fait le déplacement pour rencontrer élus et représentants du CSR. L’agrandissement de la zone de baignade, juste à proximité du poste des secouristes, a été évoqué pour septembre de cette année. Une opération à 70.000 euros que devrait prendre en charge la Civis.
Un projet à 230.000 euros par an
Ce sont surtout les annonces autour de cette nouvelle zone sécurisée pour la pratique du surf qui risquent d’intéresser les pratiquants. “Notre objectif, c’est le retour des activités nautiques sur tout le territoire. On veut sécuriser la baignade, avec un coût accessible pour les collectivités”, assure Willy Cail, directeur du CSR. Avec ces cinq “rideaux” de protection, le CSR affirme proposer la meilleure solution pour sécuriser des créneaux pour les surfeurs. “Un seul jet-ski, avec deux personnes à bord, suffit pour l’opération. En tout, il faudra quatre personnes qui travailleront par tranche de 1h30”, poursuit Willy Cail.
L’objectif est d’avoir 225 jours ouverts par an, “à condition que les conditions climatiques le permettent”, ajoute Christophe Mulquin, du CSR. “C’est un spot en activité depuis 40 ans et qui est idéal pour la découverte. Il a en plus l’avantage d’être adapté au handi surf. La forte pêche dans la zone permet d’avoir ce premier rideau”, ajoute ce dernier.
Si tout le monde semble conquis par le projet, reste encore la question du financement de cette Zonex. “On devra sans doute demander aux collectivités de participer si on veut ouvrir plus de sites. Aujourd’hui, j’ai deux sites, et avec un budget égal, on me demande d’en financer trois. Et on parle de quatre spots d’ici à 2025”, précise Philippe Malizard, le sous-préfet de Saint-Paul.
Bonne nouvelle aussi pour les usagers du spot, il ne sera sans doute pas nécessaire de se munir d’un équipement de protection individuelle (EPI) pour se jeter à l’eau.


