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Suppression d’emplois à Estival : la CIREST rassure, Lutte ouvrière s’insurge

Ce mercredi, la direction de la SPL Estival a présenté un plan de redressement destiné à pérenniser ses activités. Si la CIREST, principal actionnaire, assure vouloir limiter l’impact social des mesures annoncées, le syndicat Lutte ouvrière appelle les salariés à se mobiliser pour préserver leurs emplois et leurs salaires.
Ecrit par S.I. – le jeudi 21 novembre 2024 à 16H09

Réunis lors d’un comité social et économique (CSE) ce mercredi 20 novembre, les représentants de la SPL Estival ont dévoilé un plan de sauvegarde de l’entreprise visant à rétablir sa santé financière. Ce plan, basé sur les recommandations de l’administrateur judiciaire, inclut des suppressions de postes et une réduction des salaires.

Lire aussi : "On n'acceptera pas" : tensions autour du plan de redressement de la SPL Estival

 

"Veiller à réduire l'impact social"

 

Selon les chiffres avancés, 26 emplois – principalement dans les fonctions supports – seront supprimés, représentant 20 % des effectifs actuels. Par ailleurs, les salariés conservant leur poste devront faire face à une baisse de leur rémunération, avec un point d’indice passant de 9,42 à 8,65 euros, soit une diminution d’environ 8 %.

La CIREST, actionnaire majoritaire, se veut rassurante sur la gestion de cette restructuration. "Nous veillerons à réduire l’impact social de ce plan en proposant des solutions de mutualisation pour certains services", a affirmé la communauté d’agglomération dans un communiqué. Elle s’engage également à mettre en place un accompagnement actif pour les salariés touchés, afin de favoriser leur retour à l’emploi.

Lutte ouvrière dénonce une injustice sociale

 

Du côté du syndicat Lutte ouvrière, ce plan est jugé inacceptable. Pour ses représentants, ce sont une fois de plus les travailleurs qui paient les erreurs de gestion passées. "C'est encore aux travailleurs de la SPL Estival qu'il est aujourd'hui demandé de payer les conséquences des détournements de fonds opérés par les anciens dirigeants de la SPL", dénonce le syndicat, qui rappelle qu’une première baisse des salaires avait déjà été imposée en décembre 2023 après une grève de 15 jours.

La baisse de 160 euros sur un salaire net de 2.000 euros est également mise en lumière. "Et pour tous ceux qui n’accepteraient pas, ce sera la porte alors qu’ils seraient en droit d’exiger la restitution de ce que des margoulins ont volé  !", insiste Lutte ouvrière.

Alors que la SPL Estival lutte pour sa survie financière, le plan de redressement divise profondément. La CIREST s’efforce de rassurer en promettant un accompagnement social, mais les inquiétudes des salariés et les appels à la mobilisation pourraient relancer une période de tensions au sein de l’entreprise.

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