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St-Paul : Un enseignant écroué pour tentative de viol sur sa belle-fille mineure

Accusé de tentative de viol et d'agression sexuelle sur sa belle-fille de 17 ans, un enseignant né en 1969 ans, en détention provisoire depuis le 12 mai, demande sa remise en liberté. Le contexte familial complexe et les preuves confuses compliquent l'affaire. La décision de la cour est attendue ce mercredi.

Ecrit par I.S. – le mardi 28 mai 2024 à 14H33

Placé en détention provisoire le 12 mai dernier, un enseignant de 55 ans, soupçonné de tentative de viol et d’agression sexuelle sur sa belle-fille, demandait ce mardi matin aux magistrats de la chambre de l’instruction de le remettre en liberté. Les faits supposés ont été dénoncés immédiatement par la victime à ses proches. Le quinquagénaire aurait pénétré dans sa chambre et se serait couché à ses côtés en lui infligeant des caresses intimes. La jeune fille âgée de 17 ans aurait alors signifié son désaccord et le beau-père aurait quitté les lieux pour y revenir quelques instants plus tard en recommençant son manège. Mais cette fois-ci, et alors que la plaignante aurait tenté un enregistrement vocal de la scène, il serait allé encore plus loin « en lui donnant des coups de bassin et en essayant d’introduire ses doigts dans son sexe », décrit le président de l’audience ce mardi.

Ce dernier a décrit un contexte familial « atypique », la compagne de l’intéressé ayant porté plainte à deux reprises en 2023 pour des violences conjugales et une troisième fois pour viol cette année. Selon les premières investigations, le couple se trouvait d’ailleurs toujours ensemble et alcoolisé le jour des faits décrits par l’adolescente. Quant aux déclarations du mis en cause, elles sont « confuses », a souligné le magistrat. « Il s’est passé quelque chose, a déclaré l’enseignant lors de sa garde à vue, mais je ne me souviens plus quoi ».  Interrogé ensuite par le juge d’instruction en charge de faire toute la lumière dans cette affaire, le mis en examen aurait préféré garder le silence puis, lors une autre audition, aurait indiqué se souvenir « d’avoir été à côté d’elle dans son lit mais pour la rassurer car elle pleurait ».

L’enregistrement vocal aurait permis d’identifier des souffles ainsi que la voix d’un homme prononçant le prénom de la victime. « Tout cela doit être précisé », a rappelé le président Pierre Kuentz.

Le représentant de la société s’est opposé à une sortie de détention afin d’éviter les risques de pression familiales ainsi que le renouvellement des faits au motif que l’intéressé s’alcoolisait régulièrement, « ceci pouvant favoriser un nouveau passage à l’acte ». Le ministère public a rappelé que la mère de la plaignante avait fait récemment l’objet d’un placement dans un hébergement d’urgence.

La cour rendra sa décision ce mercredi. Le mis en cause reste en détention provisoire.

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