Revenir à la rubrique : Politique

St-Louis: P. Rangama souhaite incarner "l'éthique" face "à ceux qui se font acheter"

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 14 novembre 2013 à 07H30

Le PEUP : la "troisième force politique" sur Saint-Louis, c'est ainsi que Philippe Laïnin Rangama présente sa formation politique. A juste titre.

Avant de se projeter sur 2014, les résultats passés prouvent la confiance que les saint-louisiens lui ont déjà accordés en 2008. "Je suis arrivé 3e sur les 6 candidats en lice". Le candidat (3,27%) avait en effet devancé Marc André Hoarau, Serge Rangama et Krishna Badamia mais avait été largement devancé par le duel Hoarau/Hamilcaro ayant cristallisé toute l'attention de l'électorat.

L'homme part donc pour une nouvelle campagne avec la ferme intention de mettre en avant le fait qu'on achète pas son silence comme ça. "Claude Hoarau m'avait proposé une place de 3e adjoint. J'ai refusé". Après lui, en 2009, lorsque l'élection a dû être rejouée, "j'ai refusé formellement la place que m'avait promise Cyrille Hamilcaro".

Le caractère bien trempé, Philippe Laïnin Rangama enchaîne sur la fibre de "l'éthique politique" qui guide sa démarche. La "seule alternative crédible face à ceux qui se sont faits acheter en contrepartie d'un poste d'adjoint", dit-il. "Moi, je n'ai pas trahi le vote de la population".

Le candidat du PEUP (Parti pour l’Education et l’Union Populaire) veut assurément bâtir autour de citoyens plus que de professionnels de la politique.

Un ras-le-bol des affaires sur Saint-Louis

Né et habitant Saint-Louis, l'enseignant de 49 ans aspire à "tourner la page" de deux mandatures successives où "le clientélisme était installé au nom d'une idéologie".

"Malversations, emplois fictifs", le candidat ne manque pas de lister les reproches qu'il pense volontiers partagés par la population. Le ras-le-bol de ce passé sulfureux à Saint-Louis semble emporter l'adhésion. Et pas besoin de le chatouiller sur la place de son mouvement sur l'échiquier local. Droite, gauche, centre : "aujourd'hui à Saint-Louis, nous n'avons pas besoin d'idéologie. La population souffre sous le poids considérable des impôts. L'éthique n'a pas de couleur politique", ajoute-t-il.

Demain soir, Philippe Laïnin Rangama organise son premier meeting d'envergure où "plus de 600 personnes" sont attendues. Il prend les paris. "L'émanation du travail de terrain entamé dès avril dernier - tous les samedis en porte à porte- se traduira ce vendredi", explique-t-il. Sa "légitimité" sera établie.

L'occasion sera donnée d'entrer plus en profondeur sur les "projets innovants" qu'il souhaite mettre en place, d'une économie forte retrouvée pour sa ville ainsi qu'un virage décisif sur le tourisme "délaissé par tous les maires successifs". Saint-Louis, c'est pourtant la porte d'entrée pour les 450.000 passages - dont beaucoup de touristes - vers Cilaos. Problème : aucune structure ne retient ce flux de devises selon lui.

"Le développement du secteur touristique a été complètement oublié alors que la ville possède de nombreux atouts portés par son patrimoine historique et naturel de tout premier ordre. La preuve, aucun hôtel n’existe aujourd’hui. Il est absolument nécessaire de mettre en œuvre une politique municipale active de développement du tourisme, génératrice d’emplois conjointement avec des investisseurs privés".

Le candidat en laisse un peu sous la semelle pour le premier grand meeting du PEUP demain.

-----
Aux cantonales 2011, le candidat du PEUP avait également terminé troisième sur Saint-Louis 1 derrière les incontournables Hamilcaro/Hoarau, collectant 10,62% des suffrages.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :