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Sous l’effet de la chimique, il menace avec un cutter des coiffeuses à Saint-Pierre

Cet homme de 40 ans, sous chimique semble-il au moment des faits, a été jugé ce lundi en comparution immédiate après une expertise psychiatrique qui a certes démontré une instabilité mentale mais aussi son plein discernement.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 31 mai 2021 à 18H38

Arrivé sous escorte policière à l’audience, le prévenu a commencé par s’agenouiller devant son avocat. L’homme est pour le moins agité et ne tient pas en place. Le ton du procès aurait pu être donné si le président du tribunal n’avait pas d’emblée rappelé les règles à respecter.

Le 24 avril, le quadragénaire a fait irruption dans un salon de coiffure de Saint-Pierre. Il s’est lavé les mains dans les bacs, a commencé à s’énerver, à insulter puis à cracher. L'homme est revenu à la charge à plusieurs reprises avant de sortir un cutter pour menacer la gérante et une coiffeuse et aussi dérober 30 euros dans la caisse. L’homme est finalement rattrapé par les forces de l’ordre. Dans sa fuite, il a également menacé, toujours avec son cutter, un policer qui le poursuivait. 

Il reconnaît, entre deux signes de croix
 
"Je reconnais les faits, je regrette", exprime-t-il à la barre entre deux signes de croix et autres signes d’agitation. La veille il avait consommé de la chimique, croit-il se remémorer. "Le cutter, je l’avais pour enlever la peau de la canne à sucre que je venais de manger", fournit-il comme explication saugrenue. " Je n’avais pas l’intention d’égorger personne, je ne suis pas un criminel". 
 
13 mentions pour vols, extorsions, menaces de mort ou encore violences figurent à son casier. La liste des stupéfiants qu’il a consommés depuis son adolescence est tout aussi significative : datura, Artane, zamal, cocaïne, MDMA, Rivotril…même si ce dernier lui a été prescrit un temps à des fins thérapeutiques pour soigner les séquelles d’un accident grave survenu dans sa jeunesse. Des troubles psychologiques ont également été révélés par l'expertise mais sans altération de son discernement.
 
Aujourd’hui, l’homme assure vouloir "retrouver la santé, la droiture, son travail , une maison pour ses trois enfants". 
 
Mais les regrets ne suffisent pas, lui rétorque la vice-procureure qui demande la requalification des faits en violences et vol avec arme avec ITT supérieures à 8 jours pour les victimes durablement marquées. 
 
Malgré sa défense qui a plaidé la nécessité "de soins plus que d’années de prison", le quadragénaire a été condamné aux 4 ans de prison ferme dont un an avec sursis probatoire requis par le parquet. La demande d’aménagement de peine avec bracelet électronique que le prévenu avait lui-même formulé devant le tribunal lui a été refusée.

L’obligation de soins, d’indemniser les victimes de leur préjudice moral mais aussi l’interdiction de paraître au salon de coiffure et de détenir une arme durant 5 ans ont également été prononcés. Il est retourné en cellule à l’issue de son procès. 

 

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