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Sous chimique, il casse tout dans la cuisine, mais aussi la mâchoire de sa compagne

Je l’aime donc je la frappe et je casse tout. Je m’excuse et je recommence. Un scénario qui se répète presque chaque semaine au tribunal. Cette fois, de la prison attendait le conjoint violent.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 2 juin 2021 à 18H36

Pierrick L. a vu sa vie basculer depuis qu’il fume de la chimique. Il pique des crises monstres et terrorise son entourage. 

Un cauchemar pour sa compagne. Surtout depuis décembre 2020 lorsque le trentenaire s’était exhibé devant une mineure dans un bus et que les images avaient fait le tour des réseaux sociaux. 

Le 29 mai dernier, lors d’une énième dispute, le mis en cause pour des violences conjugales à répétition a tout cassé dans la cuisine. Ce jour-là, des tasses de café avaient atterri dans la cour de la crèche située au rez-de-chaussée de l’immeuble. Les tatas qui avaient voulu en savoir plus s’étaient fait copieusement insulter. 

Les ravages de la drogue chimique 

Mais ce n’est pas tout. La compagne avait également été lourdement frappée quelques semaines auparavant et n’avaient pas porté plainte de peur des représailles.

Le 3 mars, le prévenu jugé ce mercredi en comparution immédiate, s'était présenté au bas du domicile de la malheureuse et lui avait ordonné de lui lancer un sabre pour aller en découdre avec des jeunes du quartier. Mais elle avait refusé de s’exécuter. 

Il lui casse la mâchoire 

Pierrick avait alors grimpé jusqu’au balcon de l’appartement de sa compagne et était brutalement entré en lui portant un violent coup de pied qui lui avait cassé la mâchoire occasionnant 30 jours d’ITT, une opération et cinq jours d’hospitalisation. 

Il avait fallu que la victime, réfugiée dans une chambre, lui montre la molaire qui venait de tomber dans sa bouche pour qu’il arrête de frapper. 

A la barre, l’homme violent qui avait hurlé dans les geôles du tribunal correctionnel le jour de son déferrement, a évoqué une attitude défensive face à la colère régulière de sa compagne. Des arguments d’une banalité affligeante trop souvent développés dans les prétoires du nord comme du sud de l’île. "Du foutage de gueule", résumera l’avocate de la victime. 

« Du foutage de gueule »

Pour ces faits, le parquet propose une peine de 3 ans d’emprisonnement dont 6 mois avec sursis avec une incarcération immédiate. "Il faut casser sa dérive", rebondit l’avocate de la défense rappelant un casier comportant 18 mentions dont 8 pour exhibition sexuelle. 

Le tribunal décide de condamner Pierrick L. à 3 ans de prison avec un sursis probatoire d’un an. Aucun contact avec la victime n’est autorisé à l’issue de la période de détention.

 

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