Six kilos de drogue dans ses valises : le procès d’une Auxerroise renvoyé en septembre

Le procès d’une Auxerroise de 49 ans, arrêtée en juin dernier avec six kilos de drogue de synthèse dans ses bagages, a été reporté au 8 septembre prochain. Le temps pour un expert psychiatre d’évaluer la gravité de ses troubles du comportement.
Le 27 juin dernier, une femme de 49 ans est arrêtée à son arrivée à l’aéroport Roland-Garros avec quelque six kilos de cathinone dans ses bagages. Cette drogue de synthèse, dont les substances sont similaires à celles présentes dans les feuilles de khat, produit des effets comparables aux amphétamines. À observer cette petite dame ronde à lunettes, aux allures de mère de famille, les trafiquants ont sans doute cru qu’elle ferait une mule idéale. C’était sans compter sur le flair des douaniers, qui multiplient les contrôles à l’arrivée des avions où déferlent depuis de longs mois des troupeaux de mules chargées de drogue de synthèse, de résine de cannabis et, le plus souvent, de cocaïne.
Troubles psychiatriques
Initialement, l’Auxerroise, à qui la justice reproche la détention, le transport et l’importation des six kilos de drogue, aurait dû être jugée le 2 juillet dernier.
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Seulement voilà, il s’est avéré qu’elle souffre de troubles psychiatriques qui lui valent d’être en arrêt longue maladie. Elle a, par ailleurs, déjà fait l’objet de plusieurs tentatives de suicide. Il a donc été ordonné qu’elle subisse une expertise psychiatrique avant d’être jugée. Ce lundi, l’expertise en question n’avait toujours pas pu avoir lieu. Il a donc été décidé de reporter son procès au 8 septembre prochain.
En attendant, le substitut du procureur, Léa Filippi, a requis son maintien en détention provisoire. La magistrate a fait valoir, à l’appui de sa demande, que la détenue n’avait pas d’attache à La Réunion et qu’il fallait s’assurer qu’elle soit présente à l’audience.
L’avocate de la défense a bien fait état des difficultés de sa cliente à la prison de Domenjod, où elle a été la cible de violences « du fait de son origine métropolitaine » et où le manque de place oblige les femmes à partager une cellule à cinq. Mais rien n’y a fait. La quadragénaire reste en prison, où elle devrait être examinée la semaine prochaine par un médecin psychiatre afin de mesurer l’étendue de ses troubles du comportement.


