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Sécheresse à Saint-André : Joé Bédier demande à l'État la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle

Ecrit par N.P. – le mercredi 22 janvier 2025 à 11H27
Crédits Photo : Mairie de Saint-André

Confrontée à une sécheresse exceptionnelle, la commune de Saint-André sollicite l'État pour la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle et de calamités agricoles. Le maire Joé Bédier appelle à des investissements urgents pour pallier cette crise.

"La commune de Saint-André est confrontée à une crise d’une gravité exceptionnelle, provoquée par une sécheresse
inédite qui affecte toute la population. Cette situation engendre des coupures d’eau diurnes qui impactent directement
et durement les activités économiques et agricoles, fragilisant des secteurs déjà éprouvés par d’autres défis"
, indique le maire de Saint-André Joé Bédier, dans un courrier adressé à Patrice Latron, préfet de La Réunion.

Lire aussi : Saint-André : les coupures d'eau s'intensifient

La commune de Saint-André demande officiellement à l'Etat la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle et de calamités agricoles. Ces mesures visent à permettre une indemnisation rapide et efficace des secteurs touchés. Une telle demande permettra "l’indemnisation des entreprises touchées ; la mobilisation des collectivités compétentes pour la mise en place d’un fonds exceptionnel d’indemnisation, garantissant une aide immédiate et solidaire et le soutien des exploitations agricoles gravement affectées."

"Je suis déterminé à défendre les intérêts des Saint-Andréens et à mobiliser l’État, les collectivités et les institutions compétentes pour assurer des investissements à la hauteur de cette crise."

Au-delà de l’urgence, cette situation révèle des carences structurelles en matière d’infrastructures hydrauliques. Le maire de Saint-André propose un plan d’urgence incluant l’augmentation des capacités de stockage d’eau, le renouvellement des réseaux vétustes et l’interconnexion avec les sources d’approvisionnement en altitude, notamment avec celle de Sainte-Rose. "Dans le passé, plus de 3 milliards d’euros ont été engagés dans le basculement de l’eau vers l’Ouest. Aujourd’hui, l’Est de l’île doit bénéficier d’un investissement à la hauteur des enjeux", a insisté Joé Bédier.

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