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Sans permis, il tombe 2 fois sur la même procureure à 3 jours d'intervalle

Un homme de 35 ans comparaissait, dans le cadre de la comparution immédiate, pour des faits de conduite sans permis, sans assurance et sous stupéfiants.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 29 octobre 2021 à 17H18

Il est affligeant de constater que certains ne peuvent pas intégrer que lorsque l'on a pas de permis, on ne conduit pas !

Mais Jean-Christophe P. est unique en son genre. Il est contrôlé le 24 octobre dernier au Port lors d'un contrôle de circulation. Il n'a pas de permis, pas d'assurance et est positif au cannabis. Selon lui, sa voiture était à l'arrêt avant qu'il soit contrôlé ce que réfute le constat des policiers. 

Le petit plus de cette histoire, c'est que le prévenu, 20 condamnations au casier dont 7 pour des faits identiques, avait rendez-vous le 25 octobre au tribunal pour des faits de conduite sans permis, soit le lendemain des faits qui lui sont reprochés. À l'audience, il jure par tous les dieux qu'il ne recommencera pas et la procureure lui fait confiance. Il écope de 8 mois de prison ferme aménageables. Il repart libre avec un rendez-vous chez le juge de l'application des peines (JAP). 

"Il a juré par tous les dieux qu'il ne recommencerait pas"

Nous voilà donc à l'heure des réquisitions de la procureure de la République qui se lève sereinement et qui indique : "Il y a trois jours, c'est moi qui était à l'audience de Monsieur P ! Il a juré par tous les dieux qu'il ne recommencerait pas omettant bien de me dire qu'il avait été contrôlé la veille avec en plus un contrôle positif aux stupéfiants. Il se moque du monde ! Je vous demande de prévenir au renouvellement de l'infraction et de le condamner à la peine d'un an de prison avec mandat de dépôt". 

La défense plaide la relaxe du prévenu arguant que le véhicule était déjà à l'arrêt avant le contrôle et que la prévention ne tient pas. "Rien ne stipule que le véhicule était en circulation. Je vous demande la relaxe. Si vous entrez en voie de condamnation, je vous demande d'assortir la peine d'un sursis probatoire intégral", indique la robe noire. Jean-Christophe P est condamné à 8 mois de prison ferme avec le risque ultérieur que le JAP lui révoque l'aménagement des huit mois qu'il a pris le lendemain des faits. 

 

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