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Salim Moussajee reçu par la procureure Véronique Denizot ce matin
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Après près de 16 ans de bataille judiciaire, Salim Moussajee s'était lancé dans une grève de la faim devant le tribunal de Champ Fleuri. Finalement reçu par la procureure de la République de Saint-Denis, Véronique Denizot, l'ancien chef d'entreprise annonce la reporter de 15 jours, pour être entendu par les policiers ou les magistrats. S'il reste sans nouvelles de l'institution judiciaire, il a promis de reprendre son combat, avec le soutien de l'association des "Révoltés du 974".
Ecrit par Maxime Bonnet – le lundi 17 octobre 2022 à 15H12

Ils étaient une vingtaine à s'être donné rendez-vous sur l'esplanade qui fait face au tribunal judiciaire de Saint-Denis pour soutenir Salim Moussajee. Depuis près de 16 ans, ce chef d'entreprise s'est lancé dans une croisade contre ce qu'il estime être une injustice. Difficile de résumer rapidement cette affaire tentaculaire où près de 140 procédures judiciaires se sont enchaînées au cours des dernières années. Le journaliste Paul Hoarau, aujourd'hui à la retraite, s'est donc attelé à la lourde tâche de compiler les épisodes de ce dossier.
Avec son frère, il accuse une société concurrente d'avoir repris leurs cinq entreprises pour une bouchée de pain. Estimées à 4 millions d'euros, elles sont finalement rachetées pour un peu de 400 000€. S'en suit alors une bataille judiciaire, avec des décisions contradictoires, avant de voir la condamnation des deux frères à verser 1,5 million d'euros à leur adversaire.
Ce matin, il était présent, aux côtés des membres de l'association "les Révoltés du 974" pour soutenir Salim Moussajee dans la grève de la faim qu'il a lancé dès le début de la journée de ce lundi 17 octobre. "Il faut traquer l'injustice, cette affaire est représentative de ce que beaucoup de Réunionnais ont vécu. Il faut sortir de ce système de république bananière", martèle l'ancien journaliste.
Avec son frère, il accuse une société concurrente d'avoir repris leurs cinq entreprises pour une bouchée de pain. Estimées à 4 millions d'euros, elles sont finalement rachetées pour un peu de 400 000€. S'en suit alors une bataille judiciaire, avec des décisions contradictoires, avant de voir la condamnation des deux frères à verser 1,5 million d'euros à leur adversaire.
Ce matin, il était présent, aux côtés des membres de l'association "les Révoltés du 974" pour soutenir Salim Moussajee dans la grève de la faim qu'il a lancé dès le début de la journée de ce lundi 17 octobre. "Il faut traquer l'injustice, cette affaire est représentative de ce que beaucoup de Réunionnais ont vécu. Il faut sortir de ce système de république bananière", martèle l'ancien journaliste.
Une grève de la faim pour se faire entendre
"Ma commence avec 800 francs et en six ans, nous sommes devenus les deuxièmes importateurs de pneus avec mon frère. On avait réussi à créer plus d'une quarantaine d'emplois. Aujourd'hui, je peux dire qu'ils nous ont volé notre jeunesse", lance Salim Moussajee devant ses soutiens.
Reçu près d'une heure par la procureure de la République, qu'il avait demandé à rencontrer. Il en est ressorti plein d'espoirs et combatif. "J'ai eu l'occasion de lui faire part de toutes les dérives de cette affaire, avec la complicité du système judiciaire. Le problème c'est que je leur dois plus d'un million d'euros, mais eux, mais ils m'ont volé les 1,5 million d'euros. Tout a été truqué. Je lui ai dit qu'elle venait d'arriver, donc que ce qu'il s'est passé n'était pas de son ressort, mais en tant que procureure elle doit remettre de l'ordre là-dedans. Elle m'a assuré que je serais entendu dans le cadre de la nouvelle plainte. Elle doit voir ce qui peut être fait juridiquement pour tenter de rattraper toutes ces années perdues", résume Salim Moussajee.
"J'ai décidé de suspendre ma grève de la faim pour une quinzaine de jours, afin de pouvoir être reçu par les magistrats et les policiers en charge de cette enquête. Mais je la reprendrai sans hésiter si rien ne s'est passé à l'issue de cette période", poursuit le chef d'entreprise.
"Ma commence avec 800 francs et en six ans, nous sommes devenus les deuxièmes importateurs de pneus avec mon frère. On avait réussi à créer plus d'une quarantaine d'emplois. Aujourd'hui, je peux dire qu'ils nous ont volé notre jeunesse", lance Salim Moussajee devant ses soutiens.
Reçu près d'une heure par la procureure de la République, qu'il avait demandé à rencontrer. Il en est ressorti plein d'espoirs et combatif. "J'ai eu l'occasion de lui faire part de toutes les dérives de cette affaire, avec la complicité du système judiciaire. Le problème c'est que je leur dois plus d'un million d'euros, mais eux, mais ils m'ont volé les 1,5 million d'euros. Tout a été truqué. Je lui ai dit qu'elle venait d'arriver, donc que ce qu'il s'est passé n'était pas de son ressort, mais en tant que procureure elle doit remettre de l'ordre là-dedans. Elle m'a assuré que je serais entendu dans le cadre de la nouvelle plainte. Elle doit voir ce qui peut être fait juridiquement pour tenter de rattraper toutes ces années perdues", résume Salim Moussajee.
"J'ai décidé de suspendre ma grève de la faim pour une quinzaine de jours, afin de pouvoir être reçu par les magistrats et les policiers en charge de cette enquête. Mais je la reprendrai sans hésiter si rien ne s'est passé à l'issue de cette période", poursuit le chef d'entreprise.
"I faut nou mobilise l'opinion publique"
Autour de Salim, un comité de soutien de l'association "les Révoltés du 974" s'est aussi donné rendez-vous devant les grilles du tribunal. "Une grève de la faim, c'est hyper violent, alors c'est important d'être là pour soutenir Salim. C'est une injustice, et nous sommes face à une justice qui n'entend pas. On pointe des dysfonctionnements mais nous n'avons jamais de réponse", déplore Marie-France Maho, membre du bureau de l'association.
"Cette affaire lé importante, nou dois mobiliser l'opinion publique et partager cette histoire sur les réseaux militants. Maintenant la balle est dans le camp de la procureure", souligne Jade, membre de l'association.
Les soutiens de Salim Moussajee ont déjà annoncé qu'ils seront de retour devant le tribunal mercredi prochain, afin d'organiser un "ron kozé".
Autour de Salim, un comité de soutien de l'association "les Révoltés du 974" s'est aussi donné rendez-vous devant les grilles du tribunal. "Une grève de la faim, c'est hyper violent, alors c'est important d'être là pour soutenir Salim. C'est une injustice, et nous sommes face à une justice qui n'entend pas. On pointe des dysfonctionnements mais nous n'avons jamais de réponse", déplore Marie-France Maho, membre du bureau de l'association.
"Cette affaire lé importante, nou dois mobiliser l'opinion publique et partager cette histoire sur les réseaux militants. Maintenant la balle est dans le camp de la procureure", souligne Jade, membre de l'association.
Les soutiens de Salim Moussajee ont déjà annoncé qu'ils seront de retour devant le tribunal mercredi prochain, afin d'organiser un "ron kozé".
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