Sainte-Suzanne : Alexandre Laï-Kane-Cheong appelle à l’apaisement face à l’incertitude politique

« Dans l’incertitude, appelons à l’apaisement » : face aux doutes qui entourent l’avenir politique de Sainte-Suzanne, Alexandre Laï-Kane-Cheong demande au maire de clarifier sa position et de préserver l’intérêt des habitants.
Lors du conseil municipal de Sainte-Suzanne de ce lundi 29 septembre, marqué par de fortes tensions autour de la situation judiciaire du maire Maurice Gironcel, le conseiller d’opposition Alexandre Laï-Kane-Cheong a pris la parole pour appeler à « l’apaisement » et réclamer des explications claires sur l’avenir de la commune.
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« Quelle que soit la tempête, nous devons siéger »
Arrivé en cours de séance pour des raisons professionnelles, Alexandre Laï-Kane-Cheong a tenu à souligner l’importance pour l’opposition de siéger, même dans un contexte instable. « Je pense qu’il est important pour moi et pour mon groupe d’honorer ce conseil de notre présence, parce que nous avons été élus pour ça. Quelle que soit la tempête à laquelle nous faisons face, nous nous devons de nous positionner dans l’instance délibérante de notre commune », a-t-il déclaré.
La combativité du maire saluée… mais questionnée
S’il reconnaît la combativité de Maurice Gironcel, l’élu d’opposition a rappelé que la population de Sainte-Suzanne, et plus largement celle de La Réunion, s’interroge sur l’avenir. « Est-ce que ce n’est pas un risque de conditionner les politiques d’aménagement et de développement de Sainte-Suzanne au gré du calendrier politico-judiciaire ? », a-t-il lancé, citant le Plan local d’urbanisme et les enjeux agricoles comme exemples concrets.
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Pour Alexandre Laï-Kane-Cheong, la situation exige plus de clarté de la part du maire. « Pourquoi s’accrocher autant alors que les dés sont jetés et que Maurice Gironcel lui-même le sait ? », a-t-il ajouté à la sortie du conseil. Selon lui, ce flou nourrit « un climat de conflit et de confusion » qui ne profite pas à la commune.
L’opposant assure cependant ne pas vouloir alimenter les tensions : « Nous ne voulons pas créer un climat de conflit. D’où le fait de nous efforcer d’être toujours dans l’apaisement, dans la reconstruction et de garder en tête cette logique pour les Sainte-Suzannois et pour le territoire de Sainte-Suzanne. »
Pas de demande directe de démission
S’il n’appelle pas directement à la démission de Maurice Gironcel, l’élu rappelle que cette décision relève du préfet. « Nous sommes dans la même logique, à savoir siéger dans ce conseil, assurer notre rôle d’opposition jusqu’au bout, et demander des explications claires pour les habitants », a-t-il résumé.
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