Sainte-Rose : Michel Vergoz lance sa campagne en « confiance augmentée »

Devant plusieurs centaines de personnes, le maire de Sainte-Rose a officialisé ce samedi sa candidature et lancé sa campagne à Piton Sainte-Rose. Il vise une cinquième élection à la tête de la mairie.
Le casting semble désormais au complet à Sainte-Rose. Après William Courtois, sous les couleurs du RN, et Sully Hoarau (sans étiquette), c’est au tour de Michel Vergoz de rentrer dans la danse des municipales.
Concernant l’ancien maire, Bruno Mamindy-Pajany, c’est silence radio pour le moment. Ce dernier ne répond pas aux appels des médias depuis plusieurs mois. En privé, il a affiché sa volonté de mettre fin à sa carrière politique…
"I love Sainte-Rose"
Ce samedi, le maire sortant a réuni ses partisans sur la place des Laves de Piton Sainte-Rose. Selon son équipe, environ 800 personnes ont répondu présent. Les 500 tee-shirts prévus pour l’occasion n’ont pas suffi, selon les organisateurs.
La date n’était pas choisie au hasard. Ce samedi correspondait à l’anniversaire de Michel Vergoz. L’élu a soufflé ses 76 bougies. Avec comme slogan « I love Sainte-Rose », il compte remporter en mars une cinquième victoire dans les urnes après celles de 1989, de 1995, de 2015 (élection partielle) et de 2020. Il avait été battu en 2001, en 2008 puis en 2014 (avant que l’élection ne soit annulée).
En 2020, il avait été élu au second tour à l’issue d’une triangulaire avec 181 voix d’avance sur son meilleur ennemi politique.
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Un « bilan réussi » revendiqué
Devant ses partisans, il a évoqué un « bilan réussi » en présence des élus de son conseil municipal, dont son premier adjoint, Dominique Panambalom, qui représentera de nouveau la commune à la Cirest en cas d’élection, a annoncé Michel Vergoz.
« Nou la tire Sainte-Rose du fénoir », a lancé l’ancien sénateur. « Il y avait l’Europe, il y avait la Région, la Cirest, les privés, mais s’ils n’ont pas investi, ce n’est non pas parce qu’il n’y avait pas d’argent mais parce qu’il n’y avait pas de projets. Ce n’est pas l’argent qui fait le développement, c’est le chemin, il faut dire vers quoi on veut aller », argue le maire sortant et de nouveau tête de liste lors de cette nouvelle campagne.

"Pourquoi changer une équipe qui gagne ?"
Le fondateur du mouvement politique Trait d’Union (MPTU) en 2022 met notamment en avant « treize mesures sociales, pour agir contre les retraites des plus pauvres. C’est notamment depuis cinq ans, le chèque carburant, versé à 326 bénéficiaires, le permis de conduire pour 60 jeunes chaque année… On est prêt à soutenir la comparaison », argumente-t-il dans une vidéo du rassemblement diffusée sur les réseaux sociaux.
« La ville qui a fait le plus en faveur des anciens, des seniors, de nos parents, c’est nous ! », martèle-t-il à ses partisans.
Côté programme, il met en avant « le mot continuité. Nous avons l’expérience, nous avons montré que nous savons faire, alors pourquoi changer une équipe qui gagne, qui sait faire et faire prendre des risques à notre ville ! »
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"Propreté, sécurité et tranquillité" au cœur du projet
Il confirme sa candidature, « en confiance augmentée et en expérience utile », en axant son action sur trois lettres : « PST pour propreté, sécurité, tranquillité, nous ferons le maximum ».
« Nous aurons l’école communale la plus performante de La Réunion (…) Aucune école n’a été oubliée », lance-t-il. Le candidat veut faire de la « démarche d’éveil » une priorité : « Aucun enfant ne saura pas nager. C’est aussi la musique, le théâtre, le cinéma, pour donner autant de chances aux enfants de Sainte-Rose qu’aux petits Dionysiens, Saint-Paulois ou petits Saint-Pierrois, c’est notre ambition ».
Il annonce qu’un deuxième maître-nageur va être embauché et qu’une crèche-garderie verra le jour en lieu et place de l’école de la Marine, dont les enfants sont déjà scolarisés à l’école du centre.

Le détournement chiffré à plus de 1,3 millions d'euros
L’élu a également évoqué l’affaire du détournement orchestré par l’ancien directeur financier de la mairie, Florent Colibry. Un détournement désormais évalué à plus de 1,3 million d’euros par Michel Vergoz, assurant dans le même temps que la mairie a désormais épuré ses comptes en mettant en sommeil certaines opérations présentées comme « prioritaires » en 2026, le centre funéraire et la crèche municipale notamment.
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La campagne des municipales est lancée à Sainte-Rose.


