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Saint-Louis : il offre un déchainement de violence à sa conjointe enceinte et sa belle-famille pour Noël

Ecrit par Gaëtan Dumuids – le dimanche 2 février 2025 à 17H35

Un Saint-Louisien a été jugé par le tribunal correctionnel de Saint-Pierre pour un déchaînement de violence le jour de Noël chez sa belle-famille. Il a de plus été violent avec sa conjointe, pourtant enceinte de sept mois, devant leur fille. Il a été condamné à 10 mois de prison avec sursis.

C'est un Noël de cauchemar qu'a vécu une famille de Saint-Louis il y a un mois. Alors que la journée du 25 décembre se passait parfaitement bien, Julien, qui était chez sa belle-famille, part chez sa mère avec sa fille. Le ton monte entre lui et sa mère, qui lui reproche son problème avec l'alcool. Celle-ci va lui mettre une claque devant la petite, ce qui va plonger l'homme dans un état d'hystérie incontrôlable.

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De retour chez sa belle-famille, une petite remarque anodine de sa belle-mère va le faire dégoupiller. Il lui met une claque, ce qui provoque l'intervention du reste de la famille présente. Une pluie de coups s'abat alors sur toutes les personnes présentes. Terrorisée, la fillette va se cacher dans un placard. Mis dehors, le couple rentre. Mais toujours énervé, il va pousser violemment sa compagne enceinte de sept mois sur le lit.

Les gendarmes interviennent et l'interpellent. Durant son audition, sa compagne va évoquer des coups quelques jours plus tôt et un comportement agressif depuis le début de l'année. Néanmoins, elle se rétracte lors de l'audience, assurant avoir dit ça sur le coup de la colère, et a même coupé les ponts avec sa famille, leur reprochant d'avoir porté plainte et provoqué le procès.

Des violences incompréhensibles pour sa belle-famille

“Ça m'a fait un déclic. J'ai arrêté de boire et entamé les démarches pour me faire soigner”, assure-t-il à la barre du tribunal, ajoutant qu'il a commencé à boire à l'âge de 13 ans. Il explique qu'il “ne visait personne en particulier. J'étais juste énervé contre tout ce qui bouge”. Du côté de sa belle-famille, c'est l'incompréhension, car “il n'y avait pas de problème avec lui, on s'entendait très bien.”

Pour la procureure, “il n'y a pas trop de débat sur sa culpabilité”. Elle va rappeler à la compagne que s'il y a un procès, ce n'est pas en raison de la plainte de sa famille, mais bien parce que c'est le Parquet qui en a décidé ainsi. “On n'est pas là pour briser un couple. On est là pour dire que ce qui s'est passé ce jour-là n'est pas normal”, insiste-t-elle avant de requérir une peine de 12 mois de prison avec sursis.

Me Alexandre Volz, pour la défense, va rappeler que son client “a commencé à boire à 13 ans et qu'il a bu de l'alcool plus de la moitié de sa vie. Quand on commence à boire à 12-13 ans, on n'est pas responsable du manque de protection de sa famille. Puis, le temps passe et en devenant majeur, on devient légalement responsable de ce problème dont on est une victime au départ.” Il met en lumière le climat de violence dans lequel il a grandi.

Il est finalement condamné à 10 mois de prison avec sursis, à une obligation de soins, d'effectuer un stage à ses frais contre les violences conjugales et doit verser 200 euros de dédommagements à quatre parties civiles. Le tribunal lui a laissé l'exercice de l'autorité parentale, mais l’a prévenu d'un retrait en cas de récidive.

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