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Saint-Denis : Un trafic de psychotropes en passe d’être démantelé

Plusieurs individus ont été interpellés la semaine passée, dont certains par le GIGN, soupçonnés de trafic de psychotropes à Saint-Denis. Reshad M., un des suspects, mis en examen pour importation de médicaments interdits à la vente, a été placé en détention provisoire malgré ses protestations de consommation personnelle et sa santé fragile. L'affaire, suivie par l'OCLAESP, pourrait mener à d'autres arrestations.

Ecrit par Isabelle Serre – le mardi 09 juillet 2024 à 16H52
Mardi 2 juillet dernier, de bonne heure, le GIGN sous commission rogatoire a interpellé plusieurs individus soupçonnés de s’adonner à un trafic de psychotropes. Placés en garde à vue pendant 96 heures dans les locaux de la section de recherches de la gendarmerie, deux d’entre eux ont été présentés à la justice le vendredi suivant.
Reshad M., la trentaine, avait été placé sur écoute et surveillé pendant plusieurs mois, tout comme d’autres suspects, dans le cadre d’une enquête plus vaste menée par l’OCLAESP, l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique. D’autres interpellations devraient encore être réalisées dans cette affaire.
Selon nos informations, le suspect adepte du Dark web était également suspecté de blanchiment d’argent via l’utilisation de cryptomonnaie. Souffrant d’une pathologie psychique, l’intéressé s’est d’abord réclamé d’une consommation personnelle de ces médicaments qui sont interdits depuis trois ans à la vente en France et dont certains arrivés à La Réunion par colis ont été interceptés par les douanes. Il aurait également expliqué en avoir donné à quelques amis sans pour autant en faire trafic. En perquisition à son domicile, les enquêteurs auraient retrouvé deux pieds de zamal et 50 grammes d’herbe de cannabis séchée. Selon les premiers éléments, le trafic présumé représentait une importante somme d’argent.
Ce mardi, lors d’un débat différé devant le juge des libertés et de la détention, Reshad M., pantalon noir, polo rouge vif et barbe fournie, mis en examen par un juge d’instruction pour « importation de l’étranger de stupéfiants et de médicaments », s’est adressé immédiatement à la magistrate en formulant des regrets ainsi que son inquiétude d’être écroué après avoir déjà passé quatre jours dans une cellule de la maison d’arrêt de Domenjod.
Le jeune homme présente une santé « physique et psychique fragile » selon son avocat. Me Julien Baracco a plaidé pour le placement de son client sous surveillance électronique avec assignation à domicile. Mais la représentante de la société, peu émue par les différentes pathologies que présente le suspect, a rappelé que ce dernier avait déjà été condamné en 2015 pour des faits de même nature. « On nous propose, comme à l’époque de cette condamnation, une résidence chez sa mère. Monsieur n’a toujours pas de travail, je ne vois pourquoi il ne serait pas tenté de recommencer », a développé Charlène Delmoitie pour le parquet.
Un des proches de cette famille très connue à La Réunion a également fait l’objet de nombreuses heures d’auditions la semaine passée. Un lien pourrait être établi avec Reshad M., qui s’est étonné, après avoir été placé en détention provisoire, du sort qui lui était réservé alors qu’il avait reconnu les faits. L’autre, à qui un simple trafic de zamal serait reproché, a en effet été placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction en charge de cette affaire sans passer par le bureau du juge des libertés et de la détention.
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