Saint-Benoit : Une centaine d'épaves enlevées des sites de bailleurs sociaux

Lors de la présentation, Axel Boucher, conseiller communautaire, a souligné l'importance de cette opération. "La sécurité de nos concitoyens et notamment des habitants de Bras-Fusil est une priorité pour tous les acteurs institutionnels que nous sommes", explique-t-il. L’enlèvement des VHU constitue une mesure tangible pour atteindre cet objectif, poursuit l'élu : "Tout naturellement, on va éviter d’aller, de se réunir là où se trouve un véhicule hors d’usage. Ce ne sera pas seulement un déchet mais bel et bien, un danger concret : une voiture abandonnée, éventrée, laissée aux yeux de tous, c’est un stigmate visible du danger auquel les habitants se sentent quotidiennement exposés".
En mai 2023, les bailleurs sociaux avaient recensé une centaine de VHU sur leurs domaines, incluant parkings aériens et souterrains. En 2024, ce sont 24 demandes d’enlèvement de VHU qui ont été enregistrées par la SHLMR, la SIDR et la SEMAC, contre 11 en 2023.
Pour faciliter l'évacuation de ces véhicules abandonnés, la gendarmerie de Saint-Benoît et la Brigade Intercommunale de l’Environnement de la CIREST ont mis en place une procédure spécifique. Le brigadier intercommunal de l'environnement (BIE) nommé à ce titre est en effet chargé dès réception de la notification de la gendarmerie de procéder dans un délai de 48h au marquage des véhicules. Intervient ensuite l'association VHU Réunion, spécialisée dans la collecte et le traitement des VHU pour l'évacuation de ces derniers.
"Pour la période de mai 2023 à mai 2024, nous avons reçu 115 demandes pour marquage, réparties entre quatre bailleurs : SEMAC (48), SIDR (37), SHLMR (27), et SEDRE (3), soit un total de 115 de VHU retirés du domaine des bailleurs sociaux", indique Mickaël Boyer, de la Direction du Contrôle du Service Public et de la Tranquillité Publique à la CIREST.
Le secteur de Bras-Fusil représente 35 % des demandes. Malgré 12 procédures non abouties pour cause d'absence du véhicule ou encore du souhait exprimé par les propriétaires de récupérer leur véhicule, "cette organisation est un succès", conclut Mickaël Boyer.



