Saint-Benoît : la reconstruction se poursuit, 17 écoles vont ouvrir

Patrice Selly et son équipe dressent un bilan, deux semaines après Garance, de l’état de la commune. Alors que 2000 foyers sont toujours privés d’électricité, le maire a annoncé une série de « mesures » pour intensifier le redressement de la commune.
« Saint-Benoît est la ville la plus touchée de La Réunion », martèle Patrice Selly en préambule de ce point de situation. Deux semaines après le passage de Garance, les stigmates restent visibles dans la « capitale de l’Est ».
Dans un premier temps, l’édile a rappelé l’importance d’élargir l’arrêté de reconnaissance de catastrophe concernant la puissance des vents cycloniques : « Il faut inclure l’ensemble des communes de l’Est pour permettre aux administrés de pouvoir bénéficier rapidement d’un dédommagement auprès de leur assurance ».
L’électricité au cœur des priorités
L’un des chantiers les plus urgents est le rétablissement du courant dans la commune. Actuellement, 2000 foyers sont privés de lumière. Patrice Selly et son adjoint dédié à la question du courant ont annoncé qu’EDF doit installer deux bases d’opération dans la commune. De plus, un cadre d’EDF sera en permanence présent, le temps que la situation soit réglée.
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En début de semaine, EDF a indiqué fournir des groupes électrogènes aux communes encore privées de courant. À ce sujet, Patrice Selly a déclaré recevoir les groupes mais s’interroge sur la maintenance de ces derniers : « Qui doit payer l’essence ? »
Quant à l’eau, son retour dans les foyers bénédictins est assuré à près de « 99% » mais la mairie rappelle tout de même qu’elle n’est pour le moment pas potable. Depuis deux semaines, 36 800 packs d’eau ont été distribués sur 15 sites de Saint-Benoît.
L’épineuse question de la rentrée scolaire
Après le passage de Garance, la commune a établi un premier bilan des dégâts sur ses infrastructures. Les pertes s’élèvent à 30 millions d’euros, soit 28 % du budget communal. Patrice Selly attend un soutien concret de l’État et des collectivités locales.
Il y a quelques semaines, Le Tampon s’est mobilisé pour venir en aide à Saint-Benoît. La Casud a rejoint ce « dispositif » et des agents de l’intercommunalité sont présents dans l’Est pour participer à la reconstruction de la ville.
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Par ailleurs, 17 écoles sont en état de rouvrir selon les dernières informations communiquées par la mairie. Trois pourront ouvrir de manière partielle, c’est-à-dire seulement le matin, avec un repas froid pour les marmailles.
« En partenariat avec le rectorat, la Ville travaille à la mise en place d’une continuité pédagogique », explique Patrice Selly. Cela passe par la mise à disposition des maisons de quartier qui pourront accueillir des groupes de marmailles et leur professeur.
Des aides pour les sinistrés
Lors du prochain conseil municipal, Patrice Selly souhaite soumettre au vote une enveloppe de 500 000 euros. Cet argent permettrait de remettre un bon d’achat de 500 euros aux propriétaires pour les aider dans leurs travaux. Soumis à plusieurs conditions, il faut être propriétaire et résider dans la maison nécessitant des travaux, et les revenus du foyer ne doivent pas excéder 3000 euros. Le dossier doit être déposé au CCAS de la ville mais Patrice Selly n’exclut pas l’idée de mettre en place une caravane pour faciliter le dépôt.
La Caisse d'Allocations familiales va aussi jouer le jeu en proposant une aide pouvant aller jusqu’à 1500 euros pour le rachat de mobilier et 3000 euros pour des petits travaux.


