Saint-André se pose en "hub" des relations France–Inde dans l’océan Indien

Dans la continuité de l’accueil d’une délégation de chefs d’entreprises indiens par la Cirest, le maire de Saint-André, Joé Bédier, a reçu l’ambassadeur de France en Inde, Thierry Mathou, ainsi que le consul général de France à Pondichéry.
Il s’agit d’une première depuis plusieurs décennies pour la commune. Le déplacement est présenté comme une étape importante dans le positionnement de Saint-André dans les relations entre la France et l’Inde. La municipalité voit ainsi la commune comme le point d’ancrage du partenariat France–Inde dans l’océan Indien.
Cette visite s’inscrit dans une démarche engagée depuis 2020 par la municipalité. Le communiqué évoque un travail visant à “replacer Saint-André au cœur de son histoire et la projeter dans une stratégie d’influence”. L’objectif affiché est de “transformer l’héritage indo-réunionnais en levier concret de développement”.
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Des projets déjà identifiés
Plusieurs projets sont avancés pour structurer cette coopération. Sur le site de Valliamé, la Ville porte notamment la création d’un Institut régional d’enseignement et de civilisation indienne (IRECI) et le développement d’un espace baptisé “Little India”, mêlant activités économiques, culturelles et touristiques.
Le communiqué de la mairie mentionne également le renforcement des échanges éducatifs avec des institutions indiennes et un positionnement sur des secteurs comme les data centers.
La création d’une délégation municipale dédiée à la coopération avec l’Inde a par ailleurs été actée, avec pour objectif de structurer les partenariats et d’identifier des opportunités économiques.
La "capitale malbar" de La Réunion
Cette séquence intervient dans un contexte de développement des échanges entre La Réunion et l’Inde, notamment avec la mise en place d’une liaison aérienne directe opérée par la compagnie IndiGo.
La municipalité met en avant le rôle de Saint-André, qualifiée de “capitale malbar” de l’île, marquée par une forte présence de la communauté tamoule et par des événements culturels comme le Dipavali, pour justifier ce positionnement.
Après une première phase d’échanges avec des acteurs économiques indiens, cette visite diplomatique vient ainsi compléter la démarche engagée par la collectivité, à la fois sur les volets économique, culturel et institutionnel.
L'objectif est affiché, faire de Saint-André le "point d’ancrage du partenariat France–Inde dans l’Océan indien".


