Saint-André renouvelle ses ambitions "pour une ville moderne et dynamique"

Avec 52 millions d'euros investis l'année précédente, la ville poursuit son développement "sans recourir à une augmentation des impôts", insiste-t-il. Bien que la disponibilité des subventions se soit réduite, "résultat d'une dynamique interne exceptionnelle et de l'obtention de subventions post-crise sanitaire" précise Joé Bédier, la municipalité s'engage à poursuivre ses projets, avec près de 26 millions d'euros d'investissements prévus cette année.
Cette année, la municipalité accentuera ses efforts dans le domaine de la culture et de l'éducation. Une enveloppe de 12 millions d'euros sera allouée à la deuxième phase de réhabilitation de 14 écoles, mais aussi de structures de la petite enfance (Les Oiseaux, Les Écureuils, Les Lutins). Ce vaste plan de réhabilitation permettra l'amélioration du confort thermique des bâtiments scolaires ainsi que la végétalisation des cours d'école et du bâti scolaire. Les études sont toujours en cours concernant le futur Pôle Éducatif Est - Campus Est, tout comme celui du Lycée des métiers du tourisme avec hôtel et restaurant d'application.
Dans le domaine culturel, le projet La G'Art progresse, et la réhabilitation de la salle Jeanne d'Arc est prévue, sans oublier ceux du pôle d'enseignement de musique et de danse de Saint-André ou bien encore à l'ex-église Saint-Nicolas à Champ-Borne. Les travaux sportifs, notamment à Sarda et au boulodrome près du Parc du Colosse, sont également en cours. La commune lancera par ailleurs a réhabilitation du gymnase Debré. De nouvelles aires de street work out devraient être livrées cette année du côté de la Cressonnière et de la Rivière du Mât Les Bas. La réhabilitation du stade de Cambuston et de la piscine Bédier verront les études être lancées cette année.
Sur le plan des infrastructures, les travaux en centre-ville se poursuivront, tout comme ceux du Chemin Rio. Des études sont en cours concernant le Chemin Fantaisie, le Chemin Lagourgue et à Terre-Rouge. "La ville commence à changer vraiment de dimension à travers les différents chantiers lancés", se félicite le maire de Saint-André.
Travaux en centre-ville : "100% des commerçants indemnisés"
Afin de faire de Saint-André une ville économique attractive, la commune va engager la révision de son Plan Local d'Urbanisme (PLU) et vise à terme la création d'au moins deux zones d'activités économiques (ZAE), dont une déjà dans les tuyaux de 10 à 15 hectares, assure la municipalité. Le PLU devrait être arrêté en avril pour une approbation en décembre. Dans le cadre du projet NPNRU (Nouveau programme national de renouvellement urbain) les démolitions de l'ex-salle des Fêtes et de l'ex-Leader Price sont attendues cette année. Ceux-ci devraient laisser place à terre à un ensemble commercial moderne et open-air, agrémenté d’une grande place centrale dédiée au marché forain mais aussi aux activités culturelles et événementielles de la commune. La commune mise également sur la relance économique des quartiers via l'installation d'écoboxes.
Par ailleurs, et revenant sur la situation des commerçants impactés par les travaux du centre-ville, la municipalité annonce une seconde vague d'indemnisations, pour un montant avoisinant les 750.000 euros, sur les fonds propres de la commune. Joé Bédier souligne son engagement "à respecter la parole donnée" en indemnisant à 100% les commerçants qui ont déposé leurs dossiers.
Travaux en centre-ville de St-André : Les premiers commerçants indemnisés « à 100% »
Si 12 commerçants font partie de cette seconde vague d'indemnisation (6 voire 7 commerçants faisaient partie du premier lot en fin d'année 2023), le maire regrette la posture de quelques commerçants, au nombre de quatre, qui ont décidé d'attaquer la municipalité en justice.
"Un choix malheureux et qui ne va dans leur intérêt", assure-t-il. "Certains commerçants sont manipulés par certains qui leur font miroiter qu'il est plus judicieux de ne pas accepter les indemnités et d'aller devant le tribunal administratif. Soit. Si jamais le tribunal leur donne raison, il n'y a aucun souci pour moi mais en même temps, jouer la montre n'est pas dans leur intérêt", martèle Joé Bédier, avant de conclure. "Je le répète : tous les dossiers sont suivis par les chambres consulaires, l'expert-comptable et le tribunal administratif, avec des personnes qui savent ce qu'elles font. Après, chacun est libre de faire ce qu'il veut. On nous avait prédit une catastrophe financière et nous présentons aujourd'hui un budget sain sans augmentation des impôts."


