Rivière et Grondin doutent des projets de "prestige" de Roland Robert

Les veilles de conseils municipaux sont toujours très tendues. Désormais dans les rangs de l'opposition de la Possession, Jean-Bernard Grondin et Sylviane Rivière affichent leur scepticisme sur des dossiers majeurs d'aménagement qui devraient être validés ce mercredi.
Le tandem charge tout d'abord le projet de ZAC Coeur de ville, si cher à Roland Robert. "A ce stade, ce projet comporte trop d'incertitudes", avance Jean-Bernard Grondin, ex-adjoint à l'urbanisme.
"Il faudrait redéfinir le périmètre de la ZAC en tenant compte des zones agricoles", constate-t-il. Rappelons que sur les 34 hectares du gigantesque aménagement, la commune compte toujours sur les 4 ha pourtant destinés à l'agriculture. D'énormes travaux d'irrigation dans le cadre du basculement avaient été imaginés en ce sens. A ce jour,n les services techniques de la mairie tablaient toujours sur la concertation avec la préfecture.
S'ils disent ne pas être contre un projet qui prône la mixité sociale, les deux anciens adjoints marquent leur différence sur des aspects du projet.
Empêtrés dans d'énormes embouteillages à chaque basculement de route du littoral, les deux anciens élus craignent un chaos circulatoire au lancement des travaux. "Le flot des véhicules desservant ce nouveau quartier sera évacué vers la route nationale par un itinéraire qui va se greffer sur la voie actuelle déjà surchargée de la rue Sarda Garriga. Si le projet démarre comme annoncé en juin 2013, il est fort à parier que ce sont les immeubles des privés qui seront les premiers lancés et donc les premiers livrés. Mais faisons les choses dans l'ordre", supplie Jean-Bernard Grondin. "Lorsqu'un lotissement est prévu, l'aménageur doit construire les accès avant de démarrer la construction des logements. La même règle doit être appliquée à la ZAC Coeur de ville".
Leur vigilance prend un temps d'avance sur la réalisation attendue. "Il faut beaucoup de structures de proximité, sportive et culturelle. Il faut exiger des promoteurs et autres partenaires de construire des équipements presque au pied des futurs immeubles afin de favoriser la cohésion sociale". Tout ceci dans le but de ne pas reproduire les exemples d'aménagement du passé.
Piscine olympique : Quel service après vente ?
Sur la forme, les élus bannis de la majorité de Roland Robert regrettent que le choix de la Semader comme concessionnaire de la future ZAC (ndlr: [face à la SIDR]urlblank:http://www.zinfos974.com/Un-Coeur-de-Ville-pour-la-Possession-des-juin-2013_a50280.html ) leur soit arrivé par "voie de presse". "Nous ne remettons pas en cause le rôle de la commission qui a fait le choix de la Semader mais on a l'impression une fois de plus que le conseil municipal ne sert à rien et que c'est le maire qui décide tout et tout seul".
Le [projet de piscine olympique]urlblank:http://www.zinfos974.com/La-Possession-veut-sa-piscine-olympique-a-8-millions-d-euros_a50636.html devrait lui aussi faire des vagues ce mercredi. Il s'agit tout bonnement d'une "opération de prestige" que les comptes de la commune seule ne pourront supporter selon Sylviane Rivière. "Il y avait incontestablement besoin de construction d'une piscine municipale mais la mairie a-t-elle pensé au budget de fonctionnement, à l'entretien d'un tel ouvrage. Les Jeux des Iles c'est une semaine. Nous n'avons pas les moyens d'entretenir une piscine olympique", prévient-elle en imaginant déjà de futures hausses d'impôts locaux pour les administrés.
En lieu et place d'une piscine olympique, Sylviane Rivière juge plus opportun d'en créer deux, plus petites, à Moulin Joli et entre Pichette et Sainte-Thérèse. S'ils ne sont "pas farouchement opposés au projet", leurs doutes subsistent: "Ce projet n'est-il pas d'intérêt communautaire ? La mairie a-t-elle la certitude d'être retenue par l'organisation des Jeux des Iles ? Nous attendons qu'on nous réponde". Pour l'heure, le tandem a choisi de s'abstenir lors du vote.


