Réveillon à l'Ermitage : 14 tonnes de déchets collectées... pour le moment

Ce sont les lendemains de fête que l'on fait le bilan. Alors que le réveillon 2009/2010 avait été pointé du doigt pour les dégâts subis par le lagon et la plage, la municipalité de Saint-Paul avait planché sur un dispositif d'accompagnement dans la fête pour ce réveillon 2010-2011.
Quatorze tonnes de déchets ont été collectés depuis samedi. Ceci comprend l'ensemble des sacs ramenés par les fêtards eux-mêmes, qui ont pour certains joué le jeu signant même, pour 10% d'entre eux (soit environ 1.000 personnes), une charte de bonne conduite pour la nuit de la Saint-Sylvestre.
Plus de monde sur les plages
"Nos sept stands installés de 7h vendredi matin à samedi jusqu'à 8h ont touché de 6.000 à 7.000 personnes", avance Christophe Pomez. Des stands qui, tient à le rappeler l'élu saint-paulois, ont été tenus bénévolement par les acteurs associatifs notamment, soutenus dans leur démarche par les agents de la SEM Tamarun.
Des deux collectes qui étaient prévues samedi, une seule a pu avoir lieu, la seconde étant rendue impossible à cause de voitures mal garées, empêchant l'accès au camion de collecte. Celle de ce matin est en cours de chiffrage par les services du TCO. Reste donc à ajouter aux 14 tonnes déjà collectées quatre bornes de déchets à enlever sur le centre de l'Ermitage ainsi que des bornes à verre, précise Christophe Pomez.
"Ne plus subir la manifestation"
Au-delà des chiffres qui partent sur une base supérieure à celle enregistrée l'année dernière, Christophe Pomez oppose un versant négatif à cette "prise de conscience". L'élu regrette que l'afflux de personnes ait entraîné mécaniquement un impact environnemental réévalué. "Je ne souhaitais pas que cela amène à l'augmentation des déchets. Mais expliquer aux gens que la circulation sera mieux gérée a sans doute décidé plus de gens à venir sur les plages", explique-t-il.
En attendant le bouclage du tonnage définitif de la soirée du réveillon, Christophe Pomez ne peut s'empêcher de réfléchir à ce que sera décembre 2011. "Nous devons nous servir de ce qui s'est passé ce week-end pour aller encore plus vers un éco-événement. Nous sommes décidés à ne plus subir cette manifestation".



