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Rétro politique : Robert, Bello, Maccioni...

Voici concentrés les principaux événements politiques qui ont marqué l'année 2010. En point d'orgue figure à n'en pas douter l'accession au Conseil régional de Didier Robert, mais également le départ du plus réunionnais des préfets, Pierre-Henry Maccioni, sans oublier le déplacement en janvier dernier du chef de l'État à la Réunion. L’année se clôturera sur fond de polémiques autour de dizaines de contrats aidés.
Ecrit par Ludovic Grondin – le mardi 4 janvier 2011 à 16H38


Janvier 2010 : Lors de son déplacement à la Réunion pour la première fois en tant que chef de l'État, Nicolas Sarkozy place sa visite sous le signe de l’environnement
avec la visite de la palmeraie du Tampon ainsi que d’une ferme photovoltaïque, avant d’annoncer, pour 2011, des tests de voitures électriques sur le sol réunionnais. Mais de son séjour d'une journée et demi restera son discours prononcé à Saint-Denis au parc des expositions. Il prononcera ses vœux à l'ensemble de l'outre-mer : “il y a une ligne rouge que je ne franchirai jamais, c'est celle de l'indépendance”. Le chef de l'État avait souhaité par ailleurs que “le regard de la métropole sur l'Outre-mer change et que le regard de l'Outre-mer sur la métropole doit aussi changer”.

 

Février 2010 : Pierre-Henry Maccioni quitte ses fonctions de Préfet de la Réunion après son aventure réunionnaise de presque trois ans et demi. Ceci n'est pas un adieu, "ce n'est qu'un au revoir", avait-il lancé lors de son dernier point presse. Attaché au département de la Réunion, il assurait avoir gardé de bons souvenirs "même des situations les plus délicates". Le Préfet admet que le dossier de l'Arast lui laisse un goût amer. "Je le regrette infiniment. C'est un sujet qui a été mal géré dès le départ. J'ai au moins pu obtenir que les préavis soient versés mais pour le reste, je ne ferai pas d'autres commentaires. J'ai saisi la chambre régionale des comptes pour voir les responsabilités de chacun. Je pense que les réponses seront édifiantes", avait affirmé le Préfet.

Déjà, le 15 février, Michel Lalande, nouveau Préfet, arrivait à la Réunion. Pierre-Henry Maccioni, lui s'envolait vers le Val d'Oise.

Février 2010 : Elle a bien malgré elle alimenté la polémique autour de ses propos. Marie-Luce Penchard, alors en campagne pour les Régionales en Guadeloupe avait dit : “n'avoir envie de servir qu'une population, la population guadeloupéenne". Autre grosse maladresse, la ministre de l'Outre-mer avait ajouté : “il y a des enjeux considérables, financiers, nous en sommes à une enveloppe de près de 500 millions d'euros pour l'Outre-mer, et cela me fait mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, La Réunion et de La Martinique”. Les politiques réunionnais réagissent très vite. Le député-maire Jean-Claude Fruteau demande des excuses alors que Patrick Lebreton invite la ministre à “démissionner”. Le PS national par la voix de son secrétaire à l'Outre-mer, Axel Urgin, avait également demandé “la démission immédiate de la ministre”. La suite est connue, Penchard se maintiendra grâce au soutien du Premier ministre.

 

Mars 2010 : Didier Robert, candidat de la majorité présidentielle, remporte, le 21 mars, l'élection régionale en obtenant 45 % des voix : "C'est un moment énorme de renouveler la politique et d'avoir des élus au service des Réunionnais. C'est aussi une grande responsabilité qui pèse sur nos épaules. J'ai hâte de me mettre au travail et de répondre à l'attente des Réunionnais", avait déclaré Didier Robert. Donné favori avant le premier tour, Paul Vergès n'avait pas réussi à faire alliance entre les deux tours avec la liste conduite par le socialiste Michel Vergoz. La droite remporte donc 27 sièges au conseil régional. Les listes divers gauche, emmenées par Paul Vergès, ont attiré 35 % des suffrages et décrochent 12 sièges. Le Parti socialiste, conduit par Michel Vergoz, aura six sièges avec 18 % des voix.

2010 : Parmi les inclassables dans le temps, la mairie de Saint-Louis a alimenté, par ses difficultés financières, l'année 2010 de long en large. C'est pour combler le déficit abyssal de 20 millions d'euros des finances communales que le maire, Claude Hoarau, a dû envisager le pire pour les contribuables. Taxe d’habitation et taxes foncières s'envoleront tandis que le premier magistrat de la ville devra répondre, à de nombreuses reprises, de l'état des finances auprès des services préfectoraux.

 

Juin 2010 : Le nouveau président de la Région, Didier Robert, officialise le 3 juin lors d’une conférence de presse, la mort du Tram-Train. "Cela faisait 12 ans que le dossier du Tram-Train était porté par l'ancienne majorité régionale (...). Aujourd'hui je vous annonce la caducité du contrat de partenariat public-privé relatif au Tram-Train. C'est le sens du courrier que nous avons adressé au groupement Tram-Tiss le 31 mai", avait-il annoncé.

Septembre 2010 : Le 24 Septembre Didier Robert destitue Nassimah Dindar de la Sematra et met un pied à Air Austral. Didier Robert, fort de ses 50% d'actions dans la SEM via la Région, a donc réussi à prendre le contrôle de la Sematra, poussant du même coup Nassimah Dindar hors de son fauteuil.

Octobre 2010 : Le nouveau protocole de Matignon, signé le 14 octobre par le Président de la Région Didier Robert et le Premier Ministre François Fillon, porte sur trois projets : la reconstruction de la Route du Littoral, la réalisation d’un réseau de Transports en Commun en Site Propre (TCSP) et l’aménagement des plates-formes aéroportuaires de Roland-Garros et de Pierrefonds.

Décembre 2010 : Jean-Raymond Mondon réélu président du CESER le 3 décembre.
La candidature de Jean-Raymond Mondon est sollicitée à hauteur de 43 voix pour 7 votes blancs sur 50 votants. Jean-Raymond Mondon est donc réélu président du Conseil économique, social, environnemental régional.

Décembre 2010 : Le SAR est voté mais sa révision est déjà d'actualité.
Très attendu depuis bientôt cinq ans, le Schéma d'aménagement régional (SAR) est officiellement validé par l'assemblée régionale le 14 décembre. Véritable socle sur lequel se base les mairies, notamment dans leur aménagement foncier, le document, allant au gré de retards techniques en changements de majorité, est enfin voté.

Décembre 2010 : Huguette Bello tient une conférence de presse à la mairie de Saint-Paul pour ce qui deviendra la polémique des emplois aidés.
Le 5 décembre elle dénonce la mise en place d'un dispositif d'emplois verts par la Région, à savoir 360 contrats aidés attribués à des "associations récemment créées sur des cantons ciblés" (à savoir le 1, 4 et 5 à Saint-Paul), cantons qui vont être concernés par les prochaines élections cantonales de mars prochain... Des cantons bien identifiés où ses amis (ndlr : du président de Région Didier Robert) vont être candidats", explique Huguette Bello,

 

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