Reconnaissance d'un État palestinien : Perceval Gaillard fustige le recul de la France

Le député réunionnais dénonce un "blanc-seing" accordé à Israël et appelle à un boycott du gouvernement de Netanyahu
Alors que la reconnaissance d'un l’État palestinien par la France semblait en bonne voie, le député de La Réunion Perceval Gaillard s’insurge contre un nouveau revirement diplomatique. D’après des sources diplomatiques, Paris aurait renoncé à cette annonce prévue lors de la conférence de New York, qui se tiendra du 17 au 20 juin. Une décision que le député qualifie de "lâche et coupable".
Par voie de communiqué, l’élu de La France insoumise accuse l’exécutif français de céder "aux pressions américaines et au chantage israélien à la colonisation", et d’abandonner un "devoir moral et une exigence politique" que le président Macron lui-même avait pourtant défendus.
"Une flétrissure pour la France"
Perceval Gaillard estime que ce recul constitue "une flétrissure pour la France" et "un blanc-seing délivré au gouvernement génocidaire israélien afin qu’il poursuive sa sale besogne". Il rappelle que 147 États, dont plusieurs pays européens comme l’Espagne, l’Irlande ou la Norvège, ont déjà reconnu la Palestine, et interpelle : "Jusqu’à quand allons-nous regarder un peuple entier se faire massacrer sans réagir ?"
Le député souligne par ailleurs les contradictions du gouvernement français, accusé de continuer à livrer des armes à Israël – "heureusement bloquées dans les ports par la CGT Dockers, qui est l'honneur de la France" – et de ne pas avoir réagi au survol du territoire français par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, malgré le mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale.
Un appel au boycott
Faisant écho aux campagnes internationales menées autrefois contre l’apartheid en Afrique du Sud, Perceval Gaillard appelle désormais à une rupture totale des relations entre la France et le gouvernement israélien actuel. Il exige également que la France "pèse de tout son poids pour l’arrestation de Netanyahu", qualifié de "criminel de guerre".
"Comme cela avait été le cas lors de l'apartheid, nous devons lancer un appel au boycott contre ce gouvernement voyou dirigé par des criminels de guerre", conclut le député.


