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Rackets de smartphones via les réseaux sociaux : trois jeunes condamnés

Ecrit par Lucas Candessoussens – le dimanche 1 mars 2026 à 14H26

Le tribunal correctionnel de Saint-Denis s'est penché sur le cas de trois jeunes hommes soupçonnés d'avoir organisé le racket de téléphones via les réseaux sociaux.

Le modus operandi est bien rôdé, même si l’on ne parle pas ici de grand banditisme. Les faits remontent à juillet 2024 : afin de se faire de l’oseille facilement, trois jeunes hommes montent une opération de racket express. L’un d’eux, Yann S., fait mine d’être intéressé par l’achat d’un smartphone. Il donne rendez-vous au vendeur sur un parking désert.

Trois rendez-vous sont prévus : à Sainte-Marie, Sainte-Suzanne et Bras-Panon. Dans le premier cas, Adel D. se rend sur le lieu de la vente avec Djalil M. Ce dernier se charge de discuter avec le vendeur et, sans crier gare, le bouscule pour lui voler son téléphone. La victime tombe à terre et se blesse. Le conducteur du deux-roues démarre en trombe avec son complice et le fruit de leur larcin.

L’opération se répète à Sainte-Suzanne, mais à Bras-Panon, le vendeur se méfie au moment où Djalil M. lui demande le code du téléphone avant la transaction. Entre-temps, l’une des victimes a formellement identifié l’un des voleurs, et les enquêteurs parviennent à remonter jusqu’au trio.

« On était en manque de sous »

À la barre, les trois comparses reconnaissent les faits. Adel D. s’exprime en premier : « Je suis désolé pour l’erreur que j’ai faite », avant d’être sèchement recadré par le président, qui lui rappelle que « ce n’est pas une erreur, mais un délit ». Djalil M., lui, renchérit : « On était en manque de sous […] Maintenant, on travaille, on a une famille. » Yann S. évoque ses « regrets » face au tribunal correctionnel. À noter qu’aucun n’a pris d’avocat pour les représenter lors de cette audience.

La procureure, dans ses réquisitions, parle d’une méthode réfléchie et souligne les circonstances aggravantes des délits reprochés aux trois hommes : la violence et la réunion. Elle requiert pour tous les trois une peine de 18 mois de prison avec sursis simple, compte tenu de l’absence de mentions à leur casier judiciaire au moment des faits.

Si la peine est conforme aux réquisitions pour Djalil M. et Yann S., il en va autrement pour Adel D., actuellement en détention pour des faits similaires. La cour le condamne donc à quatre mois de prison ferme.

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