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Qui doit survivre ?

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 23 juin 2011 à 15H29

Ce qui se passe en Grèce aujourd’hui doit nous faire prendre conscience que l’époque basée sur le modèle grec où la cité était le cœur des institutions démocratie et où L’agora en était son centre social et politique est désormais révolu. La "politeia" c’est-à-dire le meilleur système politique, la meilleure façon de s’organiser pour surmonter les crises politiques a pris fin. Il n’y a plus d’espace public, cet échange commun n’existe plus, la population, les jeunes en tête, n’y adhère plus puisque ne pouvant plus s’exprimer, et crier leur désespoir. La mondialisation et la crise que nous vivons sont ainsi fait qu’une forme de gouvernance s’installe peu à peu sur la planète, éloignée du peuple et des intérêts de la nation ainsi qu’à leur défense. Aujourd’hui les Etats ne sont plus en mesure de le faire et ne veulent plus remplir ce contrat, préférant plutôt rendre des comptes au marché financier, à l’Europe, mais certainement pas aux peuples. Ainsi, face aux revendications du peuple, une forme de gouvernance qui semble éloignée du peuple, des intérêts même de la nation et de sa défense se met en place. Sois dit en passant, l’histoire nous montre que face à la crise, toutes les politiques d’austérité sont vouées à l’échec. Après 1929, ce sont les politiques d’austérité qui battaient leur plein. En France, en Allemagne, aux Etats-Unis, en Grande Bretagne. Partout on comprima les salaires des fonctionnaires, réduisit le budget de l’état, tout en s’accrochant bec et ongles à la défense de monnaie supposée forte et qui d’ailleurs ne le restait pas longtemps. Cela fut le terreau à la montée du nazisme et du fascisme et amena le déclenchement de la seconde guerre mondiale.

Dans l’esprit de nos politiques, le peuple est plus une "clientèle électorale" qu’un "corps électoral" et est devenu leur obligé. En cela les progrès des sciences dans les domaines de la psychologie humaine ainsi que des techniques de communication, sont d’une grande efficacité pour atteindre ce but et sont utilisés de façon peu scrupuleuse pour manipuler les foules. L’appartenance à des syndicats comme contre pouvoir au pourvoir patronal comme cela se faisait au 20ème siècle, n’existe plus. Aujourd’hui, tout le monde, jeune et vieux, étudiant ou travailleur, syndiqué ou non, sont logés à la même enseigne. Ceci faisant les syndicalistes, les adultes donc, se retrouvent à utiliser les mêmes armes de leurs enfants en prenant de plus en plus le même répertoire à savoir la séquestration et surtout l’émeute. Pouvons-nous oublier qu’en 2009, quinze grèves ont tourné à l’émeute, touchant tous les pays, démocratiques et autoritaires de la planète.

Aujourd’hui pour la plupart des populations sur terre, la question n’est plus de savoir comment survivre au quotidien, mais plutôt de savoir qui survit ? Et la ville aujourd’hui, est devenue le centre même de ce débat, de cet enjeu que nous le voulions ou pas. Sous nos yeux, en temps réel, nous assistons à la fin de la démocratie telle que nous l’avons connue basée sur l’engagement des politiques qui assuraient l’unité de la cité. Le monde de demain reste donc à penser, à définir et à construire.

 

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