Quelle est la procédure mise en place pour l'accueil des ressortissants étrangers ?

La première étape consiste à effectuer un contrôle sanitaire sur chacune des personnes qui débarquent sur le sol français. Cette phase effectuée, il va leur être demandé, par l'intermédiaire éventuel d'un interprète si besoin, leur intention de demander asile ou non. Cette phase est effectuée par les douanes ou les agents de la Police aux Frontières (PAF). Après avoir procédé à ce recueil d'information, les policiers de la PAF placent et conduisent les demandeurs d'admission au titre de l'asile en zone d'attente (ZA) à l'aéroport ou, selon le nombre, le préfet peut recourir par décret à la création d'une nouvelle zone d'attente dans un hôtel ou un gymnase.
Ce placement en zone d'attente est d'une durée de 96 heures lors desquelles les migrants vont avoir des entretiens par visioconférence avec l'OFPRA (Office de Protection des réfugiés et des Apatrides) qui devra examiner leurs demandes puis, le cas échéant, autoriser ou refuser l'entrée sur le sol français afin de faire une demande d'asile.
Si l'OFPRA ne se prononce pas dans les 96 heures, la PAF se voit dans l'obligation de saisir le juge des libertés et de la détention afin qu'il statue sur une demande de prolongation en zone d'attente. S'il accepte cette demande, les migrants sont maintenus en ZA. S'il rejette cette demande, ils sont laissés libres de leurs faits et gestes sur le territoire. Si l'OFPRA accepte une demande, le ressortissant étranger est autorisé à entrer sur le sol français et ne reste pas en ZA.
À noter que c'est l'Etat qui prend en charge les personnes qui sont placées en zone d'attente. S'ils sortent de la ZA, des associations telles que la Croix-Rouge prennent le relais afin de les prendre en charge.


